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L'enseignante agressée en classe dans un lycée de Combs-la-Ville porte plainte: que risque l'élève de terminale?

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L'élève filmé en train de violenter l'une de ses profs vendredi dernier à Combs-la-Ville, a d'ores et déjà été exclu avant un conseil de discipline.

La prof victime d'une agression par un de ses élèves en plein, dont la vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux, va porter plainte ce lundi a appris BFM Paris. Dans une courte vidéo filmée vendredi dernier, on voit l'enseignante tenter d'empêcher un élève de quitter une salle de cours du lycée professionnel Jacques-Prévert de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne. "Restez-là!", lui lance-t-elle dans un premier temps. "Wallah, poussez-vous Madame", lui répond-t-il avant de tirer la porte de toutes ses forces, projetant l'enseignante au sol.

Le jeune homme en classe de terminale a été exclu à titre conservatoire de l'établissement en attendant un conseil disciplinaire. "L'élève a fait l’objet d’une mesure d’interdiction d’accès à l’établissement à titre conservatoire et s’expose à de lourdes sanctions disciplinaires. Un conseil de discipline va être convoqué", a assuré le cabinet de Daniel Auverlot, le recteur de l’académie de Créteil. En attendant, il a interdiction d'accéder à l'établissement.

L'auteur des images pourrait également être poursuivi

Il risque également des poursuites pénales alors que l'enseignante mais également le rectorat et le proviseur de l'établissement veulent porter plainte. Selon l’article 222-11 du code pénal, "les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende". Or, le code pénal prévoit une aggravation de la peine si ces violences sont commises sur un enseignant: la sanction passe alors à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Mais il pourrait ne pas être le seul poursuivi. "Nous allons porter plainte contre les élèves ayant tourné et diffusé les vidéos. En tout cas on les recherche", a assuré à BFMTV Valérie Debuchy, directrice des services de l'Éducation nationale de la Seine-et-Marne. Car depuis le 5 mars 2007 et la loi relative au happy slapping, le fait de filmer et diffuser des vidéos de violences fait du réalisateur un complice de l'auteur de violences et est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.

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Guillaume Dussourt