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Eric Coquerel: "J'accuse Christophe Castaner de mensonges et de manipulation de l'opinion"

Des dizaines de manifestants ont fait irruption dans l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière lors du défilé du 1er-Mai, un incident qualifié d'"attaque" par le ministre de l'Intérieur, dont la version a été contestée, images et témoignages à l'appui. Sur RMC, Eric Coquerel dénonce un mensonge d'état.

Le député La France Insoumise Eric Coquerel dénonce un véritable mensonge d'état. Mercredi, des dizaines de manifestants se sont introduits dans l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, un incident que le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a qualifié d'"attaque".

Mais depuis, la vidéo d'un des soignants du service de réanimation, relayée sur Facebook, est venue contredire la version d'une attaque et appuyer celle d'un mouvement de panique avancée par plusieurs témoins. Selon eux, des manifestants auraient pu chercher à se réfugier dans l'hôpital pour échapper aux charges de la police ou à l'air saturé de gaz lacrymogène.

"Trois mensonges factuels dans ce tweet"

Ce vendredi matin, Eric Coquerel fustige les propos du ministre de l'Intérieur: "Il y a trois mensonges factuels dans ce tweet. On pourrait se dire que c'est quelqu'un qui, sous le coup de l'émotion, par rapport à des témoignages, des images, mais c'est le ministre de l'Intérieur. J'accuse Christophe Castaner de mensonges et de manipulation de l'opinion".

Et de poursuivre: "Aucune image ne montre d'intrusion violente. Ce qui n'est pas normal, c'est qu'un cortège se retrouve sous le feu des lacrymogènes, qu'ils se retrouvent à se réfugier dans un hôpital et que des policiers les poursuivent dans un hôpital. Ceux qui valident ça et qui font une manipulation après ne sont pas dignes d'être ministre de l'Intérieur".

Le parquet de Paris a indiqué en début de soirée jeudi que les 32 gardes à vue ordonnées dans le cadre de l'enquête sur cette intrusion avaient été levées. Les investigations se poursuivent "afin de faire la lumière sur toutes les circonstances de l'intrusion au sein de l'établissement", a ajouté le parquet.

Paulina Benavente