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Évacuations de "gilets jaunes": "On n’utilise pas des gaz lacrymogènes et des flash-balls sur le peuple !"

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- - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

La mobilisation se poursuit sur les ronds-points. Dans la région de Rouen, les manifestants ont pris l'habitude de se rassembler sur le rond-point des vaches à Saint-Etienne du Rouvray. Un des seuls à ne pas avoir encore été évacué.

Il n’y a pas qu’à Paris que la mobilisation des "gilets jaunes" se poursuit. À Rouen, en Normandie, les manifestants ont rendez-vous à 10 heures devant l’hôtel de ville pour l'acte 8. L’objectif, montrer que les fêtes de fin d’année n’ont pas affecté leur détermination. 

Vendredi, une vingtaine de "gilets jaunes" étaient présents sur le rond-point des vaches à Saint-Etienne du Rouvray. Si sur place, il n’y a plus de blocage ou de barrage filtrant, les "gilets jaunes" restent visibles.

"On fait de la résistance tel le petit village gaulois réfractaire face à César Macron. Des gens de toute la région rouennaise nous rejoignent maintenant au rond-point des vaches", affirme Olivier Bruneau, porte-parole des "gilets jaunes". 

Évacuations brutales

Celui-ci est même devenu un lieu symbolique alors que les "gilets jaunes" ont été évacués des autres ronds-points de la région. Et certains manifestants déplorent des expulsions brutales.

"Les moyens sont disproportionnés par rapport aux gens qu’on est. Sur les ronds-points, c’est des mamans, c’est des papas, c’est des papys… On n’utilise pas des gaz lacrymogènes et des flash-balls sur le peuple", dénonce Angèle. 

Mais pour certains, ces évacuations renforcent leur détermination. C’est notamment le cas de Camille qui affirme qu’il ne lâchera rien. "Le pouvoir a l’impression qu’en réprimant de la manière la plus dure et la plus violente qui soit, il va faire taire cette colère. La présence sur les ronds-points n’est pas prête de lâcher", indique-t-il.

Certains "gilets jaunes" vont même encore plus loin. Ils se disent prêts à manifester tous les samedis tant qu’Emmanuel Macron reste président de la République. 

Margaux Bédé (Avec G.D)