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Gilets jaunes: suite aux violences, Emmanuel Macron veut des décisions fortes pour que cela n'advienne plus

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Après les scènes de violences de ce samedi à Paris, la pression est sur l'exécutif. Le Président était dans les Pyrénées pendant l’acte 18 des "gilets jaunes" et compte tenu des événements il a dû écourter son week-end au ski.

Emmanuel Macron avait pourtant choisi de passer le weekend loin de Paris et de cette manifestation en forme d'ultimatum lancé par les "gilets jaunes". Mais face aux dégâts et à la violence, il a dû rentrer.

Scènes d'émeutes, façades incendiées et boutiques saccagées dans la capitale, des violences d'une ampleur inédite depuis décembre. Le ministère de l'Intérieur a recensé 32.300 participants en France dont 10.000 à Paris. Parmi eux, ils étaient "1.500 ultra-violents, venus pour casser, pour en découdre, pour attaquer", d'après le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

"Ce sont des gens qui veulent détruire la République"

Les incidents les plus impressionnants se sont donc concentrés à Paris, point de rendez-vous stratégique de nombreux manifestants, et non dans les grandes villes de province comme c'était parfois le cas ces dernières semaines.

Emmanuel Macron a donc appelé à des décisions fortes pour éviter que de telles scènes de violences ne se reproduisent.

"Ça ne s’appelle plus une manifestation. Ce sont des gens qui veulent détruire la République, tout avec elle. Et tous ceux qui étaient là, se sont rendus complices de cela. Nous avons un cadre, nous sommes attachés au droit constitutionnel et nous avons aujourd'hui des gens qui, par tous les moyens, essaient de détourner cela pour casser, pour détruire, au risque d’ailleurs de tuer. On l’a encore vu avec l’incendie qui s’est produit.

"Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement, la journée (de samedi) montre que sur ce sujet là et pour ces cas là, nous n’y sommes pas. Donc je veux que dans les meilleurs délais on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n’advienne plus", a-t-il poursuivi.

L'opposition pas convaincue

Vendredi soir, à la cellule de crise du ministère de l'intérieur, il était entouré de Christophe Castaner, Edouard Philippe et Nicole Belloubet. Une manière de montrer que tout le gouvernement est sur le pont. Mais cela n’a pas empêcher pour autant l'opposition de tirer à boulets rouges sur la gestion de la situation.

Le Républicain François-Xavier Bellamy parle d'"impuissance de l'état", Julien Bayou d'EELV considère que Christophe Castaner n'a pas le niveau pour le poste de ministre de l'intérieur.

Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris va, elle, rencontrer le premier ministre, afin d’évoquer les mesures qu’il compte prendre pour sortir de la crise, et protéger Paris.

Edouard Dufrasne (avec Caroline Petit)