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"Il faut un deuxième volet de mesures de soutien", plaide le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, inquiet pour l'économie

S'il croit que le couvre-feu est une mesure qui se conçoit au vu de la crise sanitaire actuelle, il n'en reste pas moins inquiets pour les emplois.

Huit grandes métropoles françaises en plus de Paris seront dès samedi minuit sous le coup d’un couvre-feu de 21 heures à 6 heures. Une mesure restrictive annoncée par le président de la République, Emmanuel Macron, mercredi soir à la télévision. Parmi les métropoles concernées, Lille, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Rouen, Saint-Etienne, Montpellier et Toulouse. 

Selon le maire de cette dernière ville, Jean-Luc Moudenc, cette mesure était nécessaire au vu de la situation actuelle. Cependant, il craint pour l’économie. 

“Il fallait prendre une mesure forte. Une majorité de citoyens l’acceptera évidemment avec beaucoup de tristesse parce que c’est une contrainte incroyable. Je pense aux acteurs économiques qui souffrent beaucoup et qui là vont souffrir encore plus. À ceux-là, l’Etat doit apporter une aide accentuée”, a-t-il indiqué sur RMC. 

Des mesures d'aides insuffisantes?

Il affirme que tout va être fait pour que ce couvre-feu soit fait respecter. “On va coordonner les moyens de l’Etat et ceux de la collectivité pour faire en sorte qu’à 21 heures le couvre-feu soit effectif et respecté à Toulouse sauf pour les travailleurs qui auront des obligations professionnelles à cette heure-là”, a-t-il indiqué. Emmanuel Macron a précisé que des contrôles seront effectués par les forces de l'ordre, et qu'une amende de 135€ sera distribuée aux contrevenants. En cas de récidive, ce sera 1500€.

Malgré tout, le maire se dit très “inquiet”, car il estime que pour l’instant les mesures d’aide économique ne sont pas suffisante. 

“Le président de la République a annoncé un certain nombre de choses mercredi qui vont dans le bon sens, mais heureusement, il a annoncé une autre étape, qui est une étape de concertation entre l’Etat et les professionnels. Il va y avoir beaucoup de personnes touchées et comme ça ne va pas durer 15 jours, mais 4 semaines au moins, vous imaginez les dégâts que ça va faire. Donc je souhaite que le dialogue ait lieu sans tarder pour dégager un deuxième volet de mesures de soutiens sinon on va tuer l’économie et l’emploi qui déjà se porte mal depuis quelques mois”, précise-t-il. 
Guillaume Descours