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Manque de places en crèches: "C'est stressant, j'ai pris au moins 20 kg" témoigne une maman

Selon la Caisse nationale des allocations familiales, plus de 9.500 places en crèches sont fermées ou inoccupées à cause d'une difficulté de recrutement. Les parents doivent trouver une alternative, souvent couteuse.

Trouver une place en crèche relève du parcours du combattant. D'après la Caisse national des allocations familiales, plus de 9.500 places en crèches sont fermées ou inoccupées à cause d'une difficulté de recrutement.

Peu de solutions s'offrent aux parents. "C'est stressant, j'ai pris au moins 20kg, je ne vais pas demander à ma mère d'arrêter de travailler pour s'occuper de sa petite fille", explique Farah, mère célibataire qui n'a pas obtenu de place en crèche.

Seule à s'occuper de sa fille, elle doit tout gérer. "Je me retrouve toute seule à devoir payer un loyer, à devoir m'occuper de ma fille, je me sens complètement abandonnée, j'aimerais que ça change", déplore-t-elle. Impossible donc pour Farah de trouver un emploi.

"Ça rajoute une charge mentale"

Confier son enfant à une assistante maternelle a un coût non-négligeable. "500€ par mois, c'est un quart de mon salaire", explique Elsa, maman d'une petite fille de neuf mois. Pour elle, "le gros inconvénient, c'est qu'il faut trouver quelqu'un de bien".

Clara, mère de deux enfants, a aussi dû privilégier la garde à domicile, faute de place en crèche. "Ça rajoute une petite charge mentale et une pression supplémentaire alors qu'avec deux enfants en bas âge, on n'en avait pas forcément besoin."

Face à ces difficultés, un arrêté ministériel a été pris. Il permet aux crèches de recruter des salariés non-diplômés et de les former en interne, à partir du 31 août. Ces recrutements n'auront lieu qu'en cas d'absolue nécessité et ne pourront concerner que 15% des effectifs au maximum.

Tanguy Roman-Clavelloux (avec A.B)