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"On a une capacité à encaisser les coups mais là, la dose a été trop forte": malgré un confinement difficile, Jacqueline, auditrice, dit aller mieux

En pleurs le 20 novembre dernier sur RMC, Jacqueline avait témoigné ne pas comprendre "pourquoi on ligote le peuple comme ça ?". Un mois après, elle se réjouit de pouvoir passer Noël avec sa famille.

Il y a un mois, une de nos auditrices de 72 ans nous avait ému en direct à l’antenne. Jacqueline a très mal vécu ces deux confinements et la solitude qui les accompagnait. Elle demandait tout simplement à ce qu’on la laisse vivre en paix.

Alors, à quelques jours du réveillon, nous nous sommes rendus chez elle à Annecy (Haute-Savoie) pour prendre de ses nouvelles et savoir comment elle organisait ces fêtes de Noël.

"J’avais l’impression d’être en prison"

C’est en marchant chaque jour autour du lac d’Annecy, même les jours de pluie, que Jacqueline a fini par retrouver son énergie et son sourire. 

"Qu’est-ce que ça fait du bien ! J’ai retrouvé la vie. J’avais l’impression d’être en prison, là ; j’ai retrouvé la vie".

Noël qui approche…ça aide aussi à garder le moral dans son appartement. Le sapin est décoré, les cadeaux pour ses petits-enfants emballés

"On a grand besoin de se retrouver. Je pense que cette bulle d’air est vraiment nécessaire pour affronter ce qui va suivre"

"On a une capacité à encaisser les coups mais là, la dose a été trop forte"

Avec sa fille, Jacqueline pense aux derniers détails du réveillon. Impossible pour des raisons sanitaires de se priver de chants de Noel par exemple.

"Pour nous, c’était une évidence, il n’était pas question de ne pas faire Noël ensemble. C’est comme boire et manger, on fête Noël".

Cette ancienne aide-soignante de 72 ans ne veut plus revivre un confinement… ni pour elle ni pour les plus jeunes".

"On a une capacité à encaisser les coups mais là, la dose a été trop forte. Toute cette jeunesse qu’on enferme simplement pour protéger les personnes âgées, mais laissez-nous faire, laissez-nous vivre !"

Être encore plus responsable mais moins seul, voilà ce dont rêve Jacqueline si la crise devait encore durer.

Jacqueline Becker-Granier (avec Maxime Trouleau)