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Paris: 15.000 PV pour les terrasses estivales en infraction

Les terrasses estivales de Paris ont fait l'objet de plus de 15.000 procès-verbaux au cours de leur première saison pleine, qui s'achève ce lundi soir. Elles étaient fustigées par certains riverains et élus pour le non-respect des horaires ou des emplacements accordés.

La police municipale parisienne "a dépassé la barre des 15.000 procès-verbaux" en sept mois d'activité, a indiqué l'adjointe (PS) au commerce Olivia Polski, pour ces 3.800 terrasses autorisées du 1er avril au 31 octobre sur des places de stationnement, trottoirs, terre-pleins, placettes et rues piétonnisées de la capitale.

Dans ce total, la majorité des constats d'infraction concerne "du gros mobilier qui dépasse" de l'emplacement autorisé, tandis que les nuisances sonores générées par les clients ont fait l'objet de 1.369 constats, a précisé l'élue socialiste.

Un cahier des charges précis

Le nouveau règlement des terrasses, entré en vigueur à l'été 2021, prévoit un cahier des charges précis pour ces extensions, qui doivent être démontées ce mardi. Un passage minimum d'1m60 pour les piétons est requis pour celles situées sur les trottoirs et placettes, et toutes doivent fermer à 22H00.

Pour autant, nombre d'établissements ne respectent toujours pas ce règlement, ce qui a amené les alliés écologistes de la maire Anne Hidalgo à s'associer avec l'opposition de droite pour réclamer une révision du règlement.

Les verbalisations "ont eu un effet qu'il faut bien sûr poursuivre", estime l'adjoint (PS) à la police municipale Nicolas Nordman.

"Les choses sont apaisées"

La mairie a ainsi initié "plus de 400 procédures administratives qui ont conduit très majoritairement à des démontages spontanés", défend Olivia Polski pour qui les établissements "rentrent dans le droit chemin à partir du moment où on lance une procédure".

"Globalement, les choses sont apaisées" après une période d'adaptation à un système "nouveau", souligne l'adjointe qui prévient que la reconduction tacite de l'autorisation ne fonctionnera pas pour les établissements qui "ne jouent pas le jeu" du règlement.

Une vingtaine de procédures sont encore en cours, tandis que les maires d'arrondissement, en première ligne sur l'équilibre à trouver entre dynamisme économique et tranquillité publique, doivent "faire remonter leurs points rouges" en vue de la saison 2023, indique Mme Polski.

AB avec AFP