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RMC a testé un stage de "désobéissance civile"

S'ils prônent pour des actions non-violentes pour éviter de se faire frapper, les formateurs expliquent qu'il faut que les actions soient assez fortes pour marquer l'opinion et les politiques.

Se former à mieux manifester. C’est en quelque sorte ce que proposent les stages de désobéissance civile. Depuis plusieurs mois le nombre d’inscrits augmentent dans le contexte de mobilisation des "gilets jaunes" mais aussi avec les différentes marches pour l’environnement. L’objectif et d’apprendre à agir et à réagir lors d’une manifestation. Une action qui obéit au principe pacifique. 

Dans le nord de Paris, ils sont une vingtaine, profs, informaticien, étudiants, ou douanier, à se réunir pour cette formation. Pour la plupart, ils sont déjà des militants engagés. Sur place, on les met devant un cas pratique : un groupe d'activistes anti-OGM veut faucher un champ et se retrouve face aux gendarmes. Ils s’assoient alors par terre, s’accrochent les uns aux autres pour être le plus difficile possible à déloger. 

"L’objectif, c’est l’efficacité pour obtenir quelque chose, notamment une victoire politique, mais aussi pour éviter de se faire taper. Il y a moins de risque se faire taper dans une manifestation pacifiste, à visage découvert que dans une manif ‘gilet jaunes’", explique Rémi Fiolleau qui anime la formation.

Pas de peur de la garde à vue

Cet ancien de Greenpeace a plus d'une centaine d'actions à son actif. Il estime qu’aujourd’hui manifester est la seule solution pour changer les choses. 

"Aujourd’hui face à Emmanuel Macron, on est face à un mur. Signer des pétitions, participer à des marches, c’est important de le faire. Mais c’est aussi important d’aller au-delà", affirme-t-il. 

Alors jusqu'où désobéir? Rémi Fiolleau se dit prêt à s’exposer une amende, 24 heures de garde à vue voire même un procès. Car en effet, pour lui, changer le monde n’a pas de prix. 

Marie Monier avec Guillaume Descours