RMC

Addiction aux jeux vidéo: "C'était une addiction presque aussi forte que le produit stupéfiant"

L'Organisation Mondiale de la santé (OMS), veut inscrire en juin l'addiction aux jeux vidéo sur sa liste des maladies, au grand dam des éditeurs de jeux vidéo.

L'OMS (Organisation Mondiale de la santé) doit ajouter en ajouter en juin l'addiction au jeu vidéo, dénommé "trouble du jeu vidéo", dans la onzième liste de classification internationale des maladies (CIM), au grand dam des éditeurs de jeux vidéo, qui ont appelé jeudi l'OMS à revenir sur sa décision. Pourtant en France, 92% des 15-18 ans et 91% des 19-24 ans, déclarent être des joueurs, et la frontière entre le plaisir du jeu et l'addiction est parfois très mince.

Pendant 6 mois Samy est resté au chômage. Une période d’inactivité durant laquelle il a passé la plupart de son temps à jouer: "Je jouais essentiellement à des jeux sportifs, des jeux de voitures, à peu près 6 heures par jour. Je ne m’occupais plus de ma démarche de recherche d’emploi. Je me disais ‘ce n’est pas grave tu verras ça demain’, ce qui fait que je ne faisais plus rien", explique-t-il.

"Donner accès à une protection sociale"

Une passion envahissante dont il a réussi finalement à se sortir: "C’était une addiction pour moi, elle était presque aussi forte que le produit stupéfiant. Il a fallu que je me mette une barrière pour me dire "stop, tu ne te rends pas service'". Contrairement à Samy tout le monde n’a pas la force de s’en sortir seul.

Pour Patrick Chrétien, président de Familles de France, la reconnaissance de cette addiction par l’OMS permettrait d’accompagner les victimes: "La reconnaissance de ce type de situation en terme de maladie va aussi donner un accès à une protection sociale donc pour des familles qui sont confrontées à ce risque, cela me semble intéressant", assure-t-il.

Charlotte Peyronnet (avec G.D.)