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Alimentation: quelques changements dans le NutriScore pour 2023

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Logo Nutri-score - Ministère de la Santé

Lancé en 2017, le NutriScore est aujourd'hui affiché sur 60% des produits alimentaires vendus. Un succès pour l'un des fondateurs, Pr Serge Hercberg, invité sur RMC ce lundi. Il a annoncé de nouveaux critères pour 2023 et certains produits vont changer de couleur. En revanche, il a rappelé que les produits classés E pouvaient évidemment être consommés, mais avec modération.

C'est un logo bien utile pour les consommateurs et qui aide à s'y retrouver au supermarché. Le NutriScore, lancé en 2017, connaît un grand succès. Il est aujourd'hui affiché sur 60% des produits vendus en magasin et a trouvé sa place dans sept pays en Europe.

"C'est une belle victoire car aujourd’hui 90 % des consommateurs demandent à ce qu’il devienne obligatoire. Cela devient la réponse à un besoin", se réjouit le Pr Serge Hercberg, l'un des fondateurs de ce NutriScore, invité sur RMC, ce lundi.

Il rappelle qu'au moment de sa création, "il n'y a aucun industriel qui le soutenait, au contraire ils le combattaient". Aujourd'hui, plus de 800 marques l'affichent. Il y a, quand même, certains gros groupes qui refusent de l'adopter comme Lactalis, Ferrero ou encore Coca.

Un logo compréhensible par tous

Pour rappel, le NutriScore est une traduction des données affichées à l'arrière de l'emballage d'un aliment, sous la forme d’un logo synthétique simple et compréhensible par tous.

"D'un côté, on prend en compte ce qu'il faut réduire: sucre, graisses saturées, sel, calories et de l'autre les points positifs, qu’on prend aussi en considération, les fibres, les protéines et les fruits et légumes", explique Serge Hercberg.

En 2023, le barème change un petit peu, "avec les progrès de la science, l’évolution des nouveaux produits et notre expérience". Un comité scientifique a travaillé pour établir ces changements.

Attention à la consommation de viande rouge

"Les produits sucrés ou salés vont être encore plus pénalisés comme les céréales du petit-déjeuner qui contiennent du sucre ou encore les pizzas", ajoute-t-il. Certains produits vont aussi être favorisés à l'instar de l'emmental qui devrait passer de D à C car il est moins gras et moins salé.

En revanche, ce n'est pas parce qu'un produit est classé E qu'il faut totalement l'occulter. "Il vaut mieux privilégier les produits classés A et B, mais si les produits sont classés D et E, on peut tout à fait les consommer, en quantité raisonnable."

La viande rouge va aussi changer de catégorie, car "on sait qu'une consommation importante favorise un certain nombre de maladies, notamment des cancers".

Le Pr Serge Hercberg plaide pour une obligation du NutriScore: "C'est indispensable", conclut-il.

AB