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"C’est le coup de grâce": les maîtres-nageurs dépités par la fermetures des piscines

Les piscines couvertes, lieux fermés comme les salles de sport, pourront fermer dans les zones d'alerte renforcées. Les préfets avec les collectivités locales pourront se concerter pour demander la fermeture de ces établissements.

Après les annonces controversées sur la fermeture des restaurants, le Premier ministre Jean Castex a fait de nouvelles annonces jeudi soir sur France 2 comme la reconduction du chômage partiel et l'exonération des cotisations sociales pour les restaurateurs impactés, mais aussi la fermeture des piscines couvertes dans les zones d'alerte renforcées, que les préfets pourront décider.

Une deuxième fermeture, cette année, pourrait faire couler l'école de natation pour laquelle travaille François Leroy, maître nageur à Paris. 

“Je tombe un peu de haut. Je ne comprends pas. On commençait tout juste à se redresser. Là, c’est le coup de grâce”, indique-t-il. 

Et au-delà des considérations financières, “plus de travail égal plus de revenu”, les professionnels craignent une flambée des noyades l'été prochain. “On met en avant au niveau du ministère aujourd’hui que les noyades sont une priorité et là, on nous empêche d’apprendre à ces enfants à se sauver”, ajoute-t-il.

Le chlore désinfectant?

Grâce au chlore, notamment, les autorités de santé reconnaissaient que l'eau des piscines était désinfectante. Axel Lamotte, du syndicat national professionnel des maîtres-nageurs sauveteurs ne comprend pas le volte-face du gouvernement.

“Le protocole sanitaire est extrêmement sécurisé, les distanciations sont respectées et si on arrose n’importe quoi avec l’eau des bassins, on va tuer le virus. Laissons les Français pratiquer le sport et notamment les sports aquatiques”, précise-t-il. 

Les piscines en plein air, elles, pourront continuer à accueillir du public.

Nicolas Traino avec Guillaume Descours