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"C'était inévitable": à Orléans, les habitants s'attendaient à l'arrivée du couvre-feu

La ville connait depuis quelques jours une accélération du nombre de patients à l’hôpital. En réanimation comme en médecine.

Le couvre-feu n'est donc plus seulement réservé aux grandes métropoles. Des villes de tailles moyennes sont aujourd’hui concernées. C’est le cas d’Orléans dans le Loiret. Dans la métropole, le taux d’incidence atteint près de 243 cas positifs à la covid-19 pour 100 000 habitants.

C’est en sortant du travail que Marie-Claude apprend la mise en place d’un couvre-feu dans sa ville. “Ah ça y est, c’est fait? Bon on s’y attendait à moitié, mais bon ça contrarie un peu quand même”, assure-t-elle. Pour Régis qui vit ici depuis 3 ans, ce n’est pas non plus une surprise.

“C’était inévitable, je pense. Je vois au quotidien que les Français ont un peu oublier les règles, à Orléans y compris”, assure-t-il.

Loin des grosses métropoles, certains se sentaient à l’abri d’un couvre-feu, les plus jeunes notamment comme Orina. “On est en vacances, on a envie de vivre et on se retrouve bloqué à 21 heures, c’est hyper tôt. Moi, je ne respecterai pas, je ne pense pas”, indique la jeune femme. 

Besoin de renforts dans les hôpitaux

Au centre hospitalier de la ville, ce nouveau tour de vis était attendu. Olivier Boyer est directeur général de l’hôpital. 

“La région centre souffre d’un manque de professionnels de santé important. On a en général la moitié de la densité moyenne en professionnel de santé et notamment de médecin par rapport aux autres régions. Donc c’est un gros handicap”, estime-t-il. 

Le centre hospitalier a aujourd’hui besoin de renfort. Il recherche notamment des infirmières capables de travailler dans les services de réanimation.

Florian Chevallay et Maryline Ottmann avec Guillaume Descours