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"Certains ont respecté les règles, d’autres non. Aujourd'hui, tout le monde paye pour tout le monde" constate ce restaurateur, fataliste

Face à la fermeture des bars et restaurants à partir de 22 heures dans certaines grandes villes, les restaurateurs sont abattus et craignent l'arrivée de l'hiver.

Le gouvernement a renforcé ces mesures afin de limiter au maximum le nombre de contaminations au coronavirus. Pour cela, les bars et restaurants à Marseille vont fermer à partir de ce samedi. À Paris et dans nombreuses autres villes, ces mêmes établissements vont pouvoir rester ouvert mais seulement jusqu’à 22 heures.

"Si tout le monde avait respecté les règles de distanciation physique..."

Un coup de massue pour Antoine, auditeur et restaurateur. "Je suis choqué parce que comme tous mes confrères, on va devoir fermer à 22 heures, on va devoir encore être privés de certaines mesures mais, en même temps, ça ne m’étonne pas".

"Si tout le monde avait respecté les règles de distanciation physique, si tout le monde avait interdit le service au comptoir dans tous les bars, aujourd’hui on n’en serait peut-être pas là, regrette-t-il. Tout le monde paye pour tout le monde. Certains ont respecté les règles, d’autres non".

L'auditeur d'RMC explique que nombre de ses collègue n'ont pas respecté les règles dictées par le gouvernement. "Il est interdit de servir au comptoir dans tous les bars de France. Vous allez dans une majorité de bar, vous allez voir que les comptoirs sont blindés comme avant".

"Bien sûr que j’ai peur. On ne va pas pouvoir tenir le coup, c’est impossible"

"Ça me décourage complètement, dit-il. Chez moi, les gens prenaient leurs consommations masqués et allaient s’assoir en terrasse. Il n’y avait aucune consommation au comptoir".

"Je ne vais pas tenir le coup. Bien sûr que j’ai peur. On ne va pas pouvoir tenir le coup, c’est impossible. En ce moment, on travaille à 60-70% de ce qu’on faisait l’année dernière. Mais, là, on rentre en hiver et les gens ne vont plus pouvoir rester assis dans les terrasses, ils vont devoir rentrer mais le problème c’est personne ne veut rentrer à l’intérieur. Donc, on va se diriger vers d’autres alternatives. Et c’est toujours les mêmes qui vont payer : nous".

Chaque semaine, Olivier Véran continuera de faire un point sur l'évolution du coronavirus. Les zones en alerte rouge renforcées pourraient alors reculer d'un cran comme passer en zone écarlate. Antoine se verrait alors contraint de ne plus pouvoir accueillir de client du tout.

Maxime Trouleau