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Coronavirus: un hall du marché de Rungis réquisitionné pour accueillir les cercueils

Il pourra contenir entre 800 et 1000 cercueils en attendant leur inhumation ou crémation.

Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon a communiqué jeudi le premier bilan officiel de l’épidémie de coronavirus dans les Ehpad. 884 personnes âgées sont mortes et 14.638 cas sont "confirmés ou possibles", a-t-il affirmé. Mais ce premier chiffre est partiel, car toutes les ARS n'ont pas encore fait remonter toutes les données. Ce qui rend la comparaison avec d'autres pays "délicate", selon le Jérôme Salomon.

“Nous constatons, 14.638 cas confirmés ou possibles d’infections par covid et nous déplorons 884 décès survenus au sein des établissements sociaux et médico-sociaux rattaché à l’infection covid-19. Outre le fait que c’est une nouvelle extrêmement triste qui concerne les personnes âgées auxquelles nous sommes très attachés, un travail est en cours pour regrouper l’ensemble de ces données”, a indiqué le directeur général de la Santé.

Face à la hausse des victimes du Covid-19 et la tension qui persiste sur l'ensemble de la chaîne funéraire, un hall du marché de Rungis a été réquisitionné pour accueillir des cercueils.

Isolé des autres pavillons ce hall pourra contenir entre 800 et 1000 cercueils en attendant leur inhumation ou crémation. D’après la Préfecture de Paris, les premiers arriveront dès ce vendredi, les familles, elles, y auront accès lundi. Des salons seront aménagés pour que les proches puissent se recueillir dans l'intimité.

Un précédant en 2003

Cette morgue temporaire "permettra de conserver les corps des défunts dans les conditions les plus dignes et acceptables du point de vue sanitaire". Le lieu sera géré par des professionnels du service funéraire. 

Ce n'est pas la première fois que le marché de Rungis est sollicité pour aider les pompes funèbres. En 2003, au moment de la canicule, l'un de ses entrepôts réfrigérés avait été réquisitionné pour accueillir 700 cercueils. À l'époque les 15.000 décès avaient saturé les services mortuaires. 

Margaux Bédé avec Guillaume Descours