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Covid-19: de nouveau modifié, le protocole sanitaire dans les établissement scolaires est-il applicable?

Le reconfinement régional annoncé par le gouvernement a imposé aux lycées des 16 départements concernés de ne plus accepter en classe qu'un élève sur deux.

Quel est le bon protocole? A partir de ce lundi, le protocole sanitaire est modifié dans les établissement scolaires. Principales différences: les cours d'éducation physique et sportive et l'application d'une nouvelle jauge dans les lycées. Autant de changements que ne comprennent pas les directeurs d'établissements. 

Ainsi, interdit depuis le 18 janvier, le sport en milieu fermé est désormais possible "dès lors que le protocole élaboré au premier trimestre est appliqué" indique le ministre de l'Education nationale. Les élèves vont donc retrouver les gymnases et les piscines.

Mais avec quels élèves? Car le reconfinement régional annoncé par le gouvernement a imposé aux lycées des 16 départements concernés de ne plus accepter en classe qu'un élève sur deux, un mode déjà adopté par une majorité des établissements mais qui renforce la crainte d'iniquité face au baccalauréat. Ainsi, environ un tiers des lycées d'Ile-de-France ne pourra pas appliquer cette demi-jauge. "Ni ce matin, ni demain", indique le syndicat des directeurs d'établissements. Les proviseurs des départements concernés demandent au moins 8 jours de délai pour se réorganiser.

"L'idée est toute simple: c'est un élève sur deux dans chaque lycée, on parle d'un quart de lycées de France (...), cela représente 1.021 établissements exactement", a précisé Jean-Michel Blanquer sur RMC, vendredi. Le ministre a appuyé le choix de cette nouvelle organisation. "On sait que plus un élève est âgé, plus le sujet de la contamination est important et c'est pourquoi la mesure est ciblée sur les lycées", a-t-il précisé.

Alors que faire? Se calquer sur les lycées qui fonctionnent déjà en effectif restreint ou bien un jour sur deux voir des classes en demi- groupes? Renforcement du protocole d'un côté et de l'autre, assouplissement dans tous les établissements? 

Autant de contradictions pour les chefs d'établissements, inquiétés par le nombre de classes fermées: un peu plus de 2000 vendredi, soit deux fois plus en une semaine.

Une réunion entre le ministère et les organisations syndicales est prévue sur la question mardi matin. Déjà, certains comme le Snes-FSU, le SE-Unsa ou le Snalc demandent l'annulation du grand oral prévu fin juin pour les candidats au nouveau bac. 

Nicolas Traino