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Covid-19: la cinquième vague menace-t-elle la reprise économique?

"LECHYPRE D'AFFAIRES" - Tous les jours à 7h20, on parle éco et conso avec Emmanuel Lechypre, dans "Apolline Matin".

Le doute s’est emparé des bourses qui ont chuté vendredi à l’annonce de la découverte du variant Omicron. Mais leur peur est excessive. Elles ont chuté parce ce variant menace le scénario de retour à la normale qui était jusque-là privilégié, et qui était déjà inscrit dans les cours.

Mais la reprise, elle, poursuit sur sa lancée. Les carnets de commandes des entreprises continuent de se remplir, l’investissement et la consommation sont au rendez-vous. Ça, c’est le présent. 

Pour quelles raisons peut-on être optimiste pour les mois qui viennent ?

D’abord, parce qu’il y a le vaccin et le pass sanitaires, qui limitent les risques de confinement et de fermeture administrative de pans entiers de l’économie. Ensuite, parce que les entreprises sont en bonne santé financière et qu’avec leurs salariés, elles ont appris à s’organiser pour continuer à travailler même s’il y avait des restrictions de circulation. Chaque vague a moins affecté l’économie que la précédente (-30%, -6%, -1%, 0%). 

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En outre, la vigueur de la reprise crée tout un tas de tensions, et de pénuries. Difficultés de recrutement et d’approvisionnement, qui pourraient s’atténuer un peu et donc éloigner le risque d’inflation. Peu de risques au-delà de quelques perturbations pour les fêtes donc.

Et si la situation se dégrade autour de nous en Europe ?

C’est le principal risque effectivement. L’institut Oxford Economics estime que l’instauration d’un confinement strict dans les neuf pays européens les plus exposés à la cinquième vague amputerait le PIB de la zone euro de 0,7 à 0,8 point sur les trois derniers mois de l’année.

La France serait affectée par le biais de son commerce extérieur, mais le cœur du réacteur devrait être épargné.

Emmanuel Lechypre