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Des tests PCR exigés avant l'arrivée en France: ces questions qui se posent

Cette obligation s'appliquera "hors voyages essentiels", a précisé l'Elysée.

La France renforce son contrôle aux frontières. A partir de dimanche minuit, un test PCR négatif réalisé 72 heures avant le départ sera exigé pour la plupart des voyageurs européens voulant entrer sur son territoire, a annoncé le président Emmanuel Macron au Conseil européen, a rapporté l'Elysée tard jeudi soir.

Si vous arrivez en train de Bruxelles par exemple ou en avion de Lisbonne ou Rome, il faudra présenter un test PCR négatif. On ne sait pas encore si les contrôles auront lieu à l'arrivée en France, ou au départ, avant de monter dans le train ou l'avion comme c'est le cas désormais pour les voyageurs venus de l'extérieur de l'Union Européenne. Dans le premier cas, que faire des voyageurs positifs et bloqués à la frontière?

La question des contrôles se pose aussi pour les voyageurs qui traverseront la frontière en voiture, par exemple si une personne résidant en Italie se rend en France pour quelques jours. Idem pour nos voisins belges ou allemands.

Exception pour les travailleurs frontaliers et les routiers

Deux exceptions pour ce test: les frontaliers, qui doivent traverser régulièrement la frontière pour se rendre au travail. Et les routiers, qui n'auront pas besoin de test en arrivant d'Espagne ou d'Allemagne.

Une fois arrivé en France avec votre test négatif, pas besoin d'isolement de sept jours. C'est l'une des différences majeures avec les extra-européens qui voyagent en France.

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La décision d'Emmanuel Macron intervient à l'issue d'un sommet en visioconférence des 27 Etats membres lors duquel Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a sonné l'alarme sur "la situation sanitaire très grave" causée dans toute l'Europe par la pandémie de Covid-19.

Jugeant que "tous les voyages non essentiels doivent être fortement déconseillés", la dirigeante a cependant affirmé qu'il était "de la plus haute importance de continuer à faire fonctionner le marché unique", c'est-à-dire de continuer à permettre le transport "fluide des travailleurs essentiels et des marchandises à travers les frontières" des pays de l'UE.

Romain Cluzel avec Guillaume Descours