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Hôpital public: "Comment peut-on faire confiance à un gouvernement qui a brillé par son incompétence et ses mensonges?"

Après la divulgation par le gouvernement d'un nouveau plan de Santé, une centaine de membres du personnel hospitalier étaient ce jeudi dans Paris pour montrer leur exaspération.

Ce jeudi, à Paris, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour exprimer leur colère face à la nouvelle réforme de Santé du gouvernement. Une réforme aux mesures "d’ampleur" comme l’a pourtant annoncé Olivier Véran ce mercredi.

"Comment peut-on faire confiance à un gouvernement qui vous a menti pendant plus de 3 mois ?"

Si des hausses de salaires avec "un système de santé renouvelé et réarmé" sont promis, cela n’enchante guère certains membres du personnel hospitalier qui peinent à croire les promesses de l'exécutif. C’est le cas de David François, ergothérapeute en psychiatrie adulte et militant CGT.

"Comment peut-on faire confiance à un gouvernement qui vous a menti pendant plus de 3 mois sur une crise sanitaire majeure ?, se demande-t-il. Ce gouvernement a brillé par son incompétence, ses erreurs, ses manquements et ses mensonges pour tenter de masquer ses incompétences" a-t-il lancé sur RMC.

"Lorsque la pandémie arrive en France, que nous dit la ministre (Agnès Buzyn, à l’époque ministre de la Santé, ndlr) le 24 janvier ? 'Il n’y aura pas de propagation du virus en France'. Aujourd’hui, on en est à 27.000 morts. Quand on a fait une faute professionnelle, on a une sanction".

"On ne peut plus continuer comme ça"

David François se fait le porte-parole des soignants et du personnel médical, fatigués de plus d’une année de grève et plus de 2 mois de crise sanitaire liée au coronavirus. 

"Cela fait des mois et des années qu’on demande la même chose: l’augmentation des salaires de 300 euros minimum, l’augmentation des effectifs de 100.000 postes dans les hôpitaux et 300.000 dans les Ehpad, mais aussi l’augmentation des budgets globaux dans les hôpitaux et l’augmentation des lits. On l’a vu avec la crise du Covid. Les lits ont fait cruellement défauts. On ne peut plus continuer comme ça".

"Cela fait des années que l’on dit que les réformes successives détruisent l’hôpital public, poursuit le militant CGT. L’ensemble de la profession est épuisé depuis des années".

Les conclusions de ce "Ségur de la Santé", nom de ce nouveau plan promis par l’exécutif seront connues "au plus tard à la mi-juillet" a promis Olivier Véran.

Maxime Trouleau