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"Il y a un effet rentrée": pourquoi les files d'attente s'allongent devant les centres de dépistage

Cet afflux vers les centres de dépistage s’explique notamment par la période de rentrée estime François Blanchecotte, président du Syndicat national des biologistes, sur RMC.

Tester, encore et toujours. Alors que l’épidémie de coronavirus est en phase de reprise et que de nouvelles précautions sont prises chaque semaines par les villes, et les entreprises, les centres de dépistage sont pris d’assaut. Résultat, des queues devant les laboratoires dans les grandes villes. Pour réduire l’attente, des centres de dépistage provisoires ont notamment été installés dans la capitale. Dimanche, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a annoncé au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI que “la barre historiques des 900.000 tests en une semaine a été franchie”. 

Cet afflux vers les centres de dépistage s’explique notamment par la période de rentrée estime François Blanchecotte, président du Syndicat national des biologistes, au micro d'Apolline de Malherbe sur RMC.

“Les Français sont sensibilisés à se faire dépister donc il y a un afflux massif et en plus, il y a l’effet rentrée, avec la rentrée scolaire, au travail et universitaire. Et donc tous ces gens-là viennent sur une période assez courte. Donc le seul moyen que nous avons, c’est d’augmenter les moyens de prélèvement”, explique-t-il. 

Où en sont les tests salivaires ?

Il précise que les gens viennent se faire tester pour différentes raisons. 

“Il y a des gens qui viennent pour se rassurer, ils représentent près de 25%. Ensuite, il y a des gens qui rentrent de vacances qui ne sont pas forcément protégés et qui sont alertés maintenant par le fait qu’ils pouvaient être asymptomatiques et porteurs du virus. On a aussi des gens qui rentrent en entreprise, des saisonniers… Donc on voit qu’il y a toutes sortes de raisons de venir se faire tester”, détaille-t-il. 

Il a également évoqué la possible arrivée des tests salivaires. 

“Il est à l’étude, on attend des résultats. Il faut regarder ça avec attention parce qu’il y a des tests beaucoup plus rapides qui vont voir le jour et ça va permettre d’accélérer le dépistage. Mais aujourd’hui on n'a pas de retour de nos élites scientifiques donc on attend l’autorisation pour qu’on puisse les utiliser dans le secteur privé”, dénonce-t-il sur RMC 
Guillaume Descours