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"Je ne pensais pas qu’on se retrouverait au même stade que la première vague": la fatigue de Sarah, infirmière en réanimation

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Les soignants ne voient pas le bout du tunnel. Les patients sont moins gravement touchés et restent moins longtemps dans le service, le Samu appelle moins et les arrivées extérieures sont en baisse depuis quelques jours, mais le service reste presque complet.

Il y a des signaux encourageants dans les hôpitaux des 16 départements concernés par les mesures de freinage renforcées depuis le 20 mars.

C'est l'affirmation de Gabriel Attal jeudi dernier, certains indicateurs s’améliorent en effet dans les Hauts-de-France et en Île-de-France. Alors qu'en est-il vraiment dans les services de réanimation? À l'hôpital de la fondation Rothschild dans le 19e arrondissement de Paris, ce petit mieux ne se ressent pas vraiment pour le moment.

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Dans ce service, la pression n'est pas retombée depuis des mois. Sarah, infirmière, n'en voit pas le bout.

“On s’est dit qu’avec la vaccination, on allait voir un peu le bout du tunnel. Honnêtement, je ne pensais pas qu’on se retrouverait au même stade que la première vague, à 18 lits totalement plein”, indique-t-elle.

Une légère amélioration 

Et il faudra encore du temps avant une accalmie, car ici les patients restent souvent plusieurs semaines.

“Tout ce que je vois moi quand j’arrive ici, c’est que les patients sont toujours là, c’est toujours des covid. On est toujours dans la même prise en charge. Et les patients covid qui s’en vont sont remplacés par d’autres patients covid. Donc c’est toujours la même prise en charge”, précise-t-elle.

Charles Grégoire est médecin réanimateur. Depuis quelques jours, il constate tout de même une légère amélioration. “On avait plusieurs appels par jour avec plusieurs refus parfois parce que pas de lits. Et par exemple, sur les trois derniers jours on avait moins d'appels du SAMU, donc pour les patients extérieurs”, assure-t-il.

Moins de nouvelles personnes contaminées donc, mais son service continue d’accueillir des patients déjà hospitalisés, dont l’état se dégrade. 

Romain Houg et Alexandra Sirgant avec Guillaume Descours