RMC

La grève des médecins généralistes "n'est vraiment pas responsable", accuse Elisabeth Borne

Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale, le 29 novembre 2022

Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale, le 29 novembre 2022 - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

La Première ministre Elisabeth Borne a fustigé ce mardi la grève des médecins généralistes, déplorant un mouvement "pas responsable". Les praticiens sont en grève jusqu'au 5 janvier et réclament notamment le doublement de leur tarif de consultation.

La grève des médecins libéraux, entamée pendant les fêtes et qui se poursuit cette semaine pour réclamer un doublement du tarif de la consultation généraliste, "n'est vraiment pas responsable", a accusé mardi Elisabeth Borne.

"Je peux entendre qu'ils peuvent rencontrer des difficultés, qu'ils peuvent souhaiter des améliorations, mais ça n'est vraiment pas responsable de faire grève, notamment dans cette période de fêtes, où ça a augmenté les tensions sur l'hôpital", a déclaré la Première ministre sur franceinfo.

L'activité des médecins généralistes en baisse de 10%

Lancée par un collectif de praticiens libéraux, soutenu par plusieurs syndicats, le mouvement s'est traduit la semaine dernière par une baisse d'activité de 10% des médecins généralistes, selon l'Assurance maladie, alors que les médecins réclament notamment le doublement du tarif de leurs consultations.

Elisabeth Borne a souligné que seule "une partie des organisations qui représentent les médecins ont effectivement appelé à la grève" et rappelé qu'"il y a une discussion en cours", cette mobilisation survenant en pleine négociation d'une nouvelle convention entre la Sécu et les syndicats pour les cinq prochaines années.

Mais en cette période hivernale, "nos hôpitaux font face à trois épidémies simultanées" de grippe, de bronchiolite et de Covid-19, a-t-elle rappelé, et "une fois de plus les soignants sont très mobilisés pour (y) faire face".

"Réduire la pénibilité" des métiers hospitaliers

Face à un système de santé sous pression, Elisabeth Borne a rappelé les "augmentations importantes" de salaires à l'hôpital depuis deux ans, tout en reconnaissant que cela "n'a pas tout réglé" et qu'"il y a d'autres sujets à traiter", notamment "des enjeux d'organisation" et "un travail sur l'attractivité des métiers pour réduire la pénibilité".

Autant de sujets sur lesquels Emmanuel Macron "aura l'occasion de s'exprimer en fin de semaine dans ses voeux aux soignants", a-t-elle indiqué, précisant que le gouvernement "présentera une feuille de route dans les prochaines semaines pour répondre à ces attentes".

G.D. avec AFP