RMC

Le Langya, un nouveau virus découvert en Chine, a contaminé plusieurs dizaines de personnes

Séquençage du virus dans un laboratoire à l'institut Pasteur à Paris, le 21 janvier 2021

Séquençage du virus dans un laboratoire à l'institut Pasteur à Paris, le 21 janvier 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Un nouveau virus a été découvert en Chine, où plusieurs dizaines de cas ont été recensés slon un rapport du New England Journal of Medicine. Baptisé "Langya", il n'a pour le moment causé aucun cas grave ou mortel selon l'un des auteurs du rapport.

Plusieurs dizaines de personnes en Chine ont contracté un nouveau virus, baptisé Langya, d'origine animale, selon des scientifiques qui écartent à ce stade le risque de transmission interhumaine.

Le virus Langya henipavirus (LayV) provoque chez l'homme des symptômes tels que fièvre, fatigue, toux, nausées et maux de tête.

Plus précisément, trente-cinq personnes ont été contaminées en Chine, selon un rapport publié début août par le New England Journal of Medicine (NEJM), une revue médicale de référence aux Etats-Unis. Les infections ont été constatées dans les provinces chinoises du Shandong (est) et du Henan (centre).

Les scientifiques supposent que la musaraigne, un petit mammifère au museau pointu, pourrait être l'animal qui a permis sa transmission à l'être humain.

Détecté pour la première fois en 2018, il n'aurait causé aucun cas grave

Aucun cas grave ou mortel de Langya n'a été recensé jusqu'à présent, souligne auprès du Global Times le virologue Linfa Wang, de l'école de médecine Duke-NUS à Singapour, l'un des auteurs du rapport.

Les patients, des agriculteurs pour la plupart, n'ont eu ni "contact étroit" ni "exposition commune" à un agent pathogène, souligne l'étude, qui suppose une infection "sporadique" chez l'humain.

Certains ont développé des anomalies au niveau des cellules sanguines. D'autres ont connu une altération des fonctions hépatiques et rénales, précise le rapport.

Le Langya avait été détecté pour la première fois en 2018, mais le virus a cette fois pu être formellement identifié, grâce à un système de détection des fièvres aiguës et d'antécédents d'exposition à des animaux.

Les scientifiques jugent à ce stade prématuré de se prononcer sur une éventuelle transmission interhumaine du LayV, compte tenu du faible nombre de cas.

Selon des chercheurs de Chine, de Singapour et d'Australie qui ont participé à la rédaction du rapport, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les maladies associées au virus.

AL avec AFP