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"Le virus qui épargnait relativement les jeunes, semble moins les épargner": les 18-25 ans, nouvelles victimes du coronavirus?

La direction générale de la santé se dit inquiète face à la hausse du nombre de cas en France. Une augmentation, qui ne semble pas inquiéter les plus jeunes pourtant à risque face au coronavirus.

Les Français sont nombreux à relâcher la pression sur les gestes de prévention. C'est notamment le cas des 18-25 ans qui n'hésitent pas à se retrouver comme avant et à faire la fête sans respecter les gestes barrière. 

Au début d'un été à risque ces comportements inquiètent les professionnels de la santé. Allongées sur la pelouse du parc de la tête d’Or à Lyon, Emilie et Marine, la vingtaine profitent du soleil pour prendre des couleurs, sans respecter la distance d’un mètre nécessaire.

"On va pas s’empêcher de vivre non plus"

Pas le moindre masque à l’horizon non plus pour ces deux cousines qui ont partagé le même repas. Et Marine avoue avoir retrouvé une vie sociale comme avant: "Franchement oui, j‘ai fait des fêtes et tout mais sans le masque, justement quand on se voit c’est pour oublier tout ça. On s’est déjà vu, on a rien eu, c’est ça en fait, on va pas s’empêcher de vivre non plus". 

Un peu plus loin, Grégoire, 23 ans rejoint des amis pour une balade. Cet étudiant en Sciences politiques n’hésite plus à refaire la bise à ses proches et reconnaît qu’il a baissé la garde: "On se sent peut-être un petit peu plus en sécurité parce qu’on est plus jeune. On sait que tant qu’on a pas de problème de santé relativement grave on risque moins".

"Ce sont eux, les éléments essentiels de transmission"

Une erreur, selon le docteur Rebeillé Borgella, médecin généraliste à Lyon. 

"Ce qu’on commence à constater en France, c’est que le virus qui épargnait relativement les jeunes, semblent moins les épargner et deuxièmement ces jeunes ont forcément dans leur entourage des personnes plus âgées, et donc c’est par rapport à cette responsabilité vis-à-vis des autres qu’il faut qu’ils mesurent un petit peu que ce sont eux, qui sont les éléments essentiels de transmission du virus s’il doit de nouveau se diffuser en France".

Dans le Rhône, le taux d’incidence est actuellement de 5,5 pour 100.000 habitants. C’est en dessous du seuil d’alerte mais ce taux a quasiment doublé en trois semaines.

Florence Donjon (avec C.P.)