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Les bars et restaurants fermés jusqu'à nouvel ordre: "Un certain nombre d'établissements ne passeront pas l'été"

Le maintien de la fermeture des cafés, hôtels et restaurants au-delà du 11 mai, date de réouverture progressive des crèches, écoles et lycées en France, constitue le "pire des scénarios possible" et une "catastrophe économique" a estimé lundi soir le principal syndicat du secteur, l'Umih.

Le 11 mai, pas question d'aller fêter le confinement dans un bar avec vos amis. Emmanuel Macron l'a annoncé lundi soir: les bars, les restaurants, les cinémas, les théâtres restent fermés jusqu’à nouvel ordre.

Une "catastrophe économique" pour les cafés, hôtels et restaurants. "Le président de la République a annoncé le pire des scénarios possible pour notre secteur. Pour nos entreprises, la catastrophe économique est confirmée et si nous avions un doute, l'année 2020 est une année perdue pour les cafés, hôtels, restaurants et discothèques", souligne l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie dans un communiqué.

"Sur le plan moral, c'est compliqué"

"Ce n'est pas une bonne nouvelle. Déjà sur le plan moral, c'est compliqué. Je suis régulièrement en lien avec mes salariés. Ils tournent en rond, nous aussi. On a envie de participer à la reprise de la vie en France. Ce qui est dur, c'est de ne pas avoir de date en tête et de ne pas pouvoir prévoir cette réouverture. Et malheureusement, un certain nombre d'établissements ne passeront pas l'été", déplore Laurent Fréchet, restaurateur et président de la branche Restaurateurs du Groupement national des indépendants Hôtellerie Restauration.

L'Umih a néanmoins salué la "porte ouverte" du président à "des annulations totales" des charges de la restauration "qui s'expliquent aisément par les zéro recettes du secteur". L'Umih se félicite aussi des propos du président invitant les assureurs à "être au rendez-vous de cette mobilisation économique".

Le secteur bénéficiera d’un plan d’aide sur mesure. Ses contours seront détaillés par le gouvernement d’ici 2 semaines.

Jean-Baptiste Bourgeon