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Les pesticides tueurs d'abeilles réautorisés? "C'est une proposition absurde et anti-scientifique"

Selon des informations RMC, le gouvernement envisage de réautoriser certains pesticides. Pour François Veillerette, porte-parole de l'association de défense de l'environnement Générations Futures, ce projet est une absurdité.

Des pesticides interdits vont-ils être à nouveau autorisés en France? Le gouvernement y réfléchit, comme l'indique un document de travail interministériel que s'est procuré RMC. Le gouvernement pourrait de nouveau autoriser les pesticides tueurs d'abeilles ainsi que l'épandage aérien, la pulvérisation de pesticides par les airs.

Pour François Veillerette, porte-parole de l'association écologiste Générations Futures, dénonce une volonté de régression de la part du gouvernement en matière d'écologie: "On voit très bien que la volonté du gouvernement est de raboter systématiquement toutes les avancées environnementales pour aller au minimum syndical en matière d'environnement".

"On propose de faire le minimum en matière d'environnement"

Invité ce matin dans Bourdin Direct, François Veillerette dit ne pas comprendre non plus le projet de réautorisation des néonicotinoïdes, les pesticides tueurs d'abeilles.

"C'est une proposition absurde et anti-scientifique, parce que ce sont des scientifiques français de l'Inra qui ont prouvé de manière définitive la dangerosité des néonicotinoïdes sur les abeilles. Cette preuve, amenée par la France conduit aujourd'hui la Commission européenne à proposer à l'Europe d'interdire les trois principaux néonicotinoïdes et la Commission environnement vient de voter cette interdiction. Donc demain, l'Europe va interdire ces pesticides", précise-t-il.

Et de fustiger ce retour en arrière: "On marche sur la tête puisque qu'on voit bien que quand la France prend ses responsabilités en matière d'environnement et qu'elle fait travailler ses scientifiques, ses agences, prouve aux autres pays européens qu'elle a raison, l'Europe nous suit. Là, on propose de revenir vers une certaine passivité, de faire le minimum en matière d'environnement et pas plus en attendant que les autres fassent le boulot à notre place. Et ça, ce n'est pas acceptable".

P.B.