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Lycées: face à la fronde Jean-Michel Blanquer annonce de nouvelles mesures sanitaires, les élèves peu convaincus

Dans une lettre adressée aux responsables d'établissements, le ministre de l'Education nationale a annoncé qu'au moins 50% des élèves devraient suivre leur cours en classe. Il a également annoncé l'annulation de certaines épreuves du Baccalauréat.

Inquiet des images de lycéens les uns sur les autres dans leurs classes ou leurs cantines, inquiet également d'un mouvement de grogne naissant dans les établissement, Jean Michel Blanquer a présenté un nouveau plan pour permettre le respect des règles sanitaires.

Dans une lettre adressée aux responsables d'établissements, le ministre de l'Education nationale a annoncé deux mesures fortes. Au moins 50% des élèves devront suivre leur cours en classe, explique le Ministre. À charge maintenant aux lycées d'organiser la continuité pédagogique. Accueillir les élèves un jour sur deux, ou lundi mardi en présentiel, jeudi vendredi à distance. "Nous serons prêts lundi", explique les chefs d'établissement, les enseignants eux ont déjà des doutes sur le fait de pouvoir assurer un tel dispositif, sans effectif supplémentaire.

"C'était une mesure urgente. On sait que ça va être compliqué mais on va faire tout ce qu'on peut. La question c'est, que vont faire les élèves qui ne sont pas en classe parce qu'on n'a pas une réserve de professeur qui sont là pour faire cours à distance. Nous demandons donc qu'il y ait de l'embauche", appelle Jean Remy Girard, le président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc).

Responsable au Mouvement National des Lycéens, Louis a de son côté beaucoup de question concernant les dédoublements de classe: "On aimerait savoir comment ces cours en visio-conférence vont être organisés, étant donné que ça va être compliqué pour un prof de faire à la fois cours en présentiel et en même temps de faire cours en 'distanciel'".

"Je me demande si mon bac aura de la valeur"

Autre mesure annoncée jeudi, l'annulation des évaluations communes du Baccalauréat. Des épreuves, à faible coefficient, qui devaient se dérouler entre décembre et janvier et qui seront remplacées par un contrôle continu. Les épreuves de spécialité à plus fort coefficient, sont elles maintenues pour l'instant.

Gaspard, en terminale dans un lycée de l'Oise, craint de voir son année de bachelier gâchée: "Je suis un peu frustré. Déjà l'année dernière on a pas passé les épreuves du bac de Français. Je me demande si mon bac aura de la valeur et si je pourrai aller quelque part", s'inquiète-t-il.

En attendant la mise en place de ces nouvelles règles, l'ensemble des syndicats d'enseignants, qui s'estiment satisfaits, attendent que de tels protocoles soient établis pour le collège, voir le primaire.

Thomas Chupin (avec Guillaume Dussourt)