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Macron positif au Covid-19: quand Richard Ferrand expliquait que "Si on est malade, c'est qu'on n'a pas fait aussi attention que nécessaire"

Chaque jour à 8h20 sur RMC, Charles Magnien décrypte la communication politique aux côtés d'Apolline Malherbe.

Il disait que "Noël était entre nos mains". La nouvelle est tombée en pleine matinée ce jeudi et a fait l'effet d'une petite bombe politique: Emmanuel Macron a été testé positif jeudi au Covid-19 et va s'isoler pendant sept jours, a annoncé l'Elysée. De même pour Brigitte Macron, cas contact mais qui "ne présente aucun symptôme", a précisé son cabinet.

Après le diagnostic établi par "des tests RT-PCR réalisés dès l'apparition de premiers symptômes", le chef de l'Etat "s'isolera pendant 7 jours" mais "continuera de travailler et d'assurer ses activités à distance", ajoute la présidence dans un communiqué. 

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Le Premier ministre Jean Castex, cas contact du chef de l'Etat, se place en conséquence "à l'isolement, bien qu'il ne présente aucun symptôme de la maladie", a annoncé Matignon. Il ne se rendra donc pas au Sénat où il devait présenter jeudi la stratégie vaccinale du gouvernement, comme la veille à l'Assemblée, et a appelé le président du Sénat Gérard Larcher pour s'excuser de son absence. 

Petites phrases qui résonnent

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), "cas contact" d'Emmanuel Macron s'est isolé, a indiqué jeudi la présidence de l'institution dans un communiqué. Sur Twitter, plusieurs internautes ont réagi, souhaitant un prompt rétablissement au chef de l'Etat, mais également en ressortant des petites phrases.

Parmi celles d'Emmanuel Macron, lui-même, il y a moins d'une semaine. Lors d'une conférence de presse à Bruxelles vendredi dernier, le chef de l'Etat avait indiqué que "Noël est entre nos mains".

"Il y a beaucoup de règles qui sont mises en place. Je sais qu'elles vous pèsent au quotidien. Mais il y a vraiment une volonté de vous protéger de la part du gouvernement", a assuré le chef de l'Etat. "Le plus important c’est ce que chacun fait chaque jour. Le port du masque, le respect des règles barrières et l'attention, y compris dans les moments notamment familiaux et amicaux. C'est dans ces moments qu'on diffuse le virus", avait-il rappelé.

Autre sortie qui fait de nouveau sourire les internautes ce matin, celle de Richard Ferrand. 

Chez nos confrères de France Inter, en octobre dernier, il avait appelé les Français à la responsabilité face au Covid-19 d'une façon particulière:

"Si on est malade, c'est qu'on n'aura pas fait aussi attention que nécessaire(...). Ca veut dire qu'on ne s'est peut-être pas assez bien lavé les mains, qu'on a pas bien gardé le masque. Nous devons être en grande vigilance(...). Ce n'est pas une question de faute, c'est une question de responsabilité".

Et de conclure: "C'est quand on se relâche qu'on laisse ce virus nous attaquer".

Le préfet Lallement

Autre phrase qui fait mouche aujourd'hui: celle de Didier Lallement qui avait suscité une polémique au printemps dernier. 

"Ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, ceux qu'on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l'ont pas respecté, c'est très simple, il y a une corrélation très simple", avait déclaré le préfet de police Didier Lallement début avril, sur un contrôle routier pour dissuader les départs en vacances. La déclaration avait créé la polémique, politiques et médecins demandant sa démission malgré ses excuses.

Ce jeudi au Sénat, lors du débat sur la stratégie vaccinale contre le Covid-19, en l'absence de Jean Castex, à l'isolement, le sénateur PS Bernard Jomier a ainsi demandé au ministre de la Santé Olivier Véran, au banc du gouvernement, de se faire "notre messager auprès du préfet de police de Paris, qu'il ait pour le chef de l'Etat l'indulgence qu'il n'a pas eu pour les Parisiens au printemps quand il a accusé ceux qui avaient été contaminés d'en être responsables pour avoir enfreint les gestes barrières et le confinement". "C'était très injuste ", a ajouté le sénateur de Paris, qui avait rejoint au printemps en tant que médecin la réserve sanitaire. 

Charles Magnien avec Xavier Allain