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"Maladie du soda": qu'est-ce que la NASH?

Cette maladie du foie n'est pas du comme la cirrhose à l'alcool mais plutôt au gras et à la malbouffe. Comme elle est asymptomatique, il faut se faire dépister pour s'assurer de ne pas être porteur de cette maladie.

C’est une maladie de plus en plus courante en France. La maladie de Nash, aussi appelé plus familièrement la "maladie du soda". Cette maladie méconnue peut provoquer de sévères liaisons du foie qui peuvent aller jusqu'à la cirrhose, et un risque potentiel de cancer du foie. Non pas à cause de l'alcool, mais du gras et de la malbouffe.

En France, les médecins estiment qu’il y a huit millions de sujets qui ont une surcharge en graisse dans le foie. Pour dépister cette maladie, les patients doivent faire un test sanguin explique le Professeur Lawrence Serfaty, chef de service hépatologique de l’hôpital Hautepierre de Strasbourg.

"Cela permet d’évaluer le risque de cette maladie parce que les patients n’ont aucun symptôme. L’examen clinique, le plus souvent est normal, donc il faut réaliser soit une échographie qui montre que le foie est gros et gras, soit un test sanguin qui va permettre d’évaluer le risque", détaille-t-il. 

La sur-consommation de soda, un facteur de risque

Mais alors qu’est ce qui provoque cette maladie ? Il y a tout d’abord les facteurs de risque métabolique tel que l’obésité ou le diabète. Et puis il y a l’alimentation qui peut également représenter des facteurs de risque.

"Tout ce qui est riche en graisses, en sucre, tout ce qui est également la consommation de Soda. Selon une étude que nous avons réalisé, consommer plus d’une canette de soda par jour augmente le facteur de risque pour cette maladie", énumère le médecin. 

Il préconise de faire du sport, mais aussi de boire au moins une tasse de café par jour. En effet, selon plusieurs études américaines, la consommation de café permet de protéger le foie. Pour la cinquième fois, cette pathologie fait l'objet d'un congrès international jeudi et vendredi à Paris, à l'institut Pasteur: le Paris Nash meeting. 

Guillaume Descours