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Malgré le déconfinement, certains parents toujours opposés au retour à l'école de leurs enfants

Opposé à ce retour en classe, le conseil scientifique a dit prendre en compte les enjeux sociaux économiques mis en avant par le gouvernement. Il dresse cependant une longue liste de conditions avant ce retour à l'école.

Le Conseil Scientifique est opposé à une réouverture, au 11 mai, des écoles, comme l'avait annoncé, dans son allocution, Emmanuel Macron le 13 avril dernier. Mais l'institution qui conseille le gouvernement dit "prendre acte de la décision politique" et dresse une série de recommandations.

Déconfinement ou pas, certains parents refusent catégoriquement de remettre leurs enfants à l'école. Selon un sondage Odoxa, deux-tiers des parents affirment que leur enfant ne retournera pas en classe. Le conseil scientifique insiste bien sur la distanciation sociale. Mais cette mesure est intenable pour cette maman d'un garçon en grande section de maternelle.

“Quand on est en famille, tous les trois, on peut le faire. On lui tient la main, on lui rappelle en permanence les règles. À l’école, quand ils vont se retrouver à la récréation, je pense que ça va être plus compliqué à mettre en place”, explique-t-elle.

Autre recommandation du conseil scientifique, le déjeuner en classe pour éviter les déplacements dans l'école, ou encore la prise de température le matin avant de quitter la maison. Une idée absurde selon ce père de famille.
“C’est une mesure comme une autre, mais un enfant peut avoir de la température sans avoir le covid”, affirme-t-il.

Pas de dépistage massif

Le conseil scientifique se dit favorable au principe du volontariat pour ce retour à l'école. Et Raphaëlle a tranché. Son fils de 3 ans ira en classe dès que possible.

“Trop les protéger n’arrangera pas non plus le problème. C’est toujours le bénéfice risque. Rester à la maison et le moral en prend un coup ou est-ce qu’on sort et on prend quelques risques. Moi, je suis plutôt pour l’instant pour prendre des risques”, indique-t-elle. 

Une mesure est malgré tout exclu par le conseil : le dépistage massif des élèves et du personnel. Il faudrait tester 14 millions de personnes.

Valentine Rault avec Guillaume Descours