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Moi(s) sans tabac: Le mouvement collectif rend plus facile le déclic d'arrêter la cigarette

Un mois complet pour tenter d'arrêter la cigarette: c'est l'objectif de l'opération "Moi(s) sans tabac" qui débute sa troisième édition ce 1er novembre.

L'opération séduit de plus en plus de fumeurs. Beaucoup, comme Christophe, y voient l'opportunité de définitivement arrêter la cigarette mais également de faire de faire des économies: "Par jour j'économise 1,75 euros et en un an j'aurais économisé 630€ !".

Le déclic pour ce chanteur de 30 ans? Le souvenir d'une randonnée très pénible cet été durant laquelle il s'est rendu compte de sa dépendance:

"Au bout d'une demie heure j'étais essoufflé et je me suis dit que j'avais envie de me griller une cigarette. Je me suis arrêté en plein parc pour fumer ma cigarette".

Munis d'un kit gratuit, les fumeurs arrêtent le tabac le 1er novembre. Ils seront accompagnés tout le long du mois par des tabacologues. L'application tabac-info-service leur permet d'échanger avec des professionnels de santé mais aussi avec des participants de l'opération. Sur le terrain, les agences régionales de santé déploieront des fanzones pour aller à la rencontre des fumeurs et de leur entourage.

Un accompagnement possible tout au long du mois

Le mois sans tabac a finalement instauré une logique de challenge de l'arrêt du tabac. Une opération qui peut être lié à un défi collectif pour ainsi faciliter la tentative d'arrêt estime Olivier Smadja, chef de projet à Santé Publique France:

"Jusqu'à présent c'était perçu comme une démarche individuelle. Le mouvement collectif rend plus facile le déclic pour les fumeurs de se dire... C'est mois sans tabac... cette fois-ci, j'essaie !". 

Les femmes de plus en plus nombreuses à être touchées par le cancer du poumon

Ce mois de sevrage s'avérerait plus nécessaire pour les fumeuses. Un quart d'entre elles déclarent fumer quotidiennement et en 15 ans le nombre de cas de cancers du poumon chez les femmes a explosé de 71%.

"Ce qui est extrêmement frappant c'est qu'actuellement la première cause de mortalité par cancer chez la femme est le cancer du sein et que dans quelques mois ça va s'inverser au profit du cancer du poumon" explique Albert Hirsch, administrateur à la Ligue nationale contre le cancer. L'épidémie chez la femme est donc extrêmement dangereuse ce qui nécessitent un redoublement d'efforts. 

Avec 160 000 inscrits en 2017, 380 000 tentatives d'arrêt en 2016, l'opération attire chaque année de plus en plus de fumeurs. L'année dernière, une personne sur 5 ayant participé au Mois sans tabac n'avait pas repris au bout de 6 mois d'arrêt.

Margaux Boddaert & J.V