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"On a juste voulu faire un foot et ça s'est transformé en bombe virale": l'inquiétude d'un participant à un match sauvage à Strasbourg

Ibrahim affirme que le match partait d'une initiative prise entre amis, devenue hors de contrôle au fur et à mesure des partages sur les réseaux sociaux

Un match de football inter-quartiers qui pose question à Strasbourg. Entre 300 et 400 personnes se sont réunies dimanche dans un stade à Strasbourg malgré l’interdiction de se rassembler à plus de 10 personnes ou de pratiquer des sports collectifs. La police municipale est intervenue pour constater le rassemblement et "tout le monde s'est dispersé en fin d'après-midi", selon la ville. Personne n'a été verbalisé, selon la presse locale.

Quand Ibrahim revoit les images du match sur les réseaux sociaux, il n’y croit toujours pas.“Il y avait des supporters qui rentraient sur le terrain à chaque but. On n’avait pas du tout imaginé ça”, affirme-t-il. 

D’après lui, au départ, c’était juste un match entre amis, ils savent qu’ils ne respectent pas les règles, mais il ne pense pas être plus d’une vingtaine, juste de quoi faire deux équipes.

“Quand on arrive sur le terrain, il y a déjà quelques supporters. On leur demande comment ils étaient au courant et ils nous disent que l’info a été relayée. Et au fur et à mesure du match, le nombre de supporters n’a fait qu’augmenter. C’était un match entre copains du coup, il n’y avait pas de sécurité, il n’y avait rien. Du coup des supporters qui entrent sur le terrain, on ne peut pas les repousser”, indique-t-il. 

Une enquête en cours

Dès le lendemain, les réactions ne se font pas attendre comme celle de Serge Oehler, adjoint au Sport à la mairie de Strasbourg.

“On n'est pas dans une situation où juste j’enfreins une règle. Il y a un risque pour soi et pour ses proches. On a quand même cette maladie sur les bras, c’est un poison”, regrette-t-il. 

Un poison, qui depuis préoccupe Ibrahim. “On a juste voulu faire un petit foot et ça s’est transformé comme ils disent en bombe virale. On verra ce qui va se passer dans les prochains jours, mais c’est clair que ça fait peur”, assure-t-il. 

L’enquête doit permettre d’identifier tous les responsables de ce rassemblement.

Maxime Brandstaetter avec Guillaume Descours