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"On ne sait pas très bien ce qu’on va pouvoir faire": à une semaine des congés de février, les vacanciers toujours dans le doute

Il y a notamment beaucoup de contraintes pour les retours des pays hors Union Européenne. Et ce mercredi, les stations de ski vont savoir si elles ont le droit ou non de rouvrir pour les vacances d'hiver.

À trois semaines du début des vacances de février pour la zone A, c'est la question du moment: pourra-t-on partir ou pas? Jean Castex, lors de sa conférence de presse jeudi dernier, a conseillé aux Français de ne pas annuler leurs réservations. 

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Pas facile pour ces Lyonnais de se projeter en vacances à la montagne, sans garantie de pouvoir en profiter sur les pistes.

“On comptait partir au ski dans les Alpes, si ce n’est pas ouvert, on ne bougera pas”, indique une habitante. “On ne sait pas très bien ce qu’on va pouvoir faire. Pour pouvoir planifier les vacances, ce serait bien de savoir ce qui va se passer dans une semaine, dans deux semaines, et même dans trois semaines”, assure une autre. 

Sylvie, elle, a tout de même pris ces billets pour la Martinique. Douze jours de vacances bienvenus pour cette habituée des Antilles, qui devra s'isoler pendant sept jours à l'aller comme au retour. “J’ai besoin de changer d’air, il y a besoin de se retrouver au soleil parce que là ça nous manque un petit peu, donc on est très content de partir malgré les contraintes”, explique-t-elle.

De lourdes pertes économiques

Dans cette agence de voyage du centre-ville de Lyon, les touristes attendent d'en savoir plus avant de réserver ou d'annuler. David Bernin est le directeur général de Sélectour.

“La première question que les clients se posent, c’est comment vont se passer les repas et est-ce que les animations vont être de la même qualité que l’année dernière. Les gens sont inquiets et attendent”, décrypte-t-il. 

Selon l'agence de développement touristique de la France, les pertes pour l’année 2020 sont estimées entre 50 et 60 milliards d’euros.

Gwenaël Windrestin avec Guillaume Descours