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Septuagénaire resté 6 jours aux urgences: "On a jamais abandonné le patient dans un coin", justifie le directeur de l'hôpital

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Alors que le personnel hospitalier dénonce le manque de moyens, pour le directeur de l'hôpital François Gaultier, la situation est exceptionnelle mais pas anormale.

Un patient de 70 ans est resté six jours au service des urgences de l'hôpital de Saint-Quentin dans l'Aisne. Admis le 8 août, il est ressorti le 13. Beaucoup trop long selon certains membres du personnel soignant qui dénoncent un manque de moyens. 

Le septuagénaire a été admis pour intoxication involontaire aux médicaments et n'a pas été redirigé vers d'autres services. Il est 15h28 quand le patient arrive aux urgences. Selon la direction, une demi-heure plus tard un médecin l’examine. Après avoir passé deux heures sur un brancard le septuagénaire est admis dans une chambre en unité d’hospitalisation de courte durée. Problème, il y restera pendant une semaine. 

Une semaine dans des conditions spartiates selon certains membres du personnel soignant. Dans la chambre, il y a seulement un lit, un lavabo et une télévision qui ne fonctionne pas. Le directeur de l’hôpital l’assure, des lits étaient pourtant disponibles dans d’autres services, mais le diagnostic a tardé à tomber, c’est la raison pour laquelle les médecins ont choisi de le garder aux urgences. 

"Il a toujours été suivi"

Selon le directeur François Gautier, le patient est resté aux urgences pendant une période exceptionnellement longue, mais cela n’est pas anormal pour autant indique-t-il.

"Il est resté moins de deux heures sur un brancard. Le médecin a décidé que ce patient allé être gardé aux urgences en unité d’hospitalisation de courte durée. L’examen de tous les paramètres médicaux faisait qu’il était difficile de dire, c’est un patient qu’on va pouvoir mettre en cardio, ou en pneumo... Il était dans une chambre seule, dans un lit. Les choses ont été faîtes correctement en ce sens qu’on a jamais abandonné le patient dans un coin, il a toujours été suivi", affirme le directeur. 

Une situation inacceptable pour le personnel soignant en grève qui dénonce des conditions de travail déplorables. Selon le directeur de l’hôpital, la famille du patient n’a pas porté plainte.

Margaux Bédé avec Guillaume Descours