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Soirées clandestines en plein confinement: une gérante de discothèque relaxée, son frère condamné

Anne Hidalgo

Anne Hidalgo - AFP

Ces soirées se déroulaient dans la plus grande discrétion: la vidéosurveillance avait été désactivée, les photos étaient interdites et les paiements s'effectuaient exclusivement en liquide.

La cour d'appel de Grenoble a relaxé lundi la responsable d'une discothèque de l'Isère où s'étaient déroulées, durant le premier confinement, des soirées clandestines en dépit des restrictions sanitaires, comme le révèle Dauphiné Libéré, et le confirme l'AFP.

La juridiction a également renvoyé des fins de la poursuite la société gestionnaire de l'établissement, qui avait été condamnée en première instance à 20.000 euros d'amende.

Le 22 janvier, le tribunal judiciaire de Vienne avait condamné la gérante de cette boîte de nuit situé à Grenay, dans le nord du département, à huit mois de prison avec sursis pour "mise en danger de la vie d'autrui". Lors de l'audience de première instance, le 8 janvier, elle avait assuré n'avoir été "au courant de rien".

De simples "réunions entre amis" à 80 ?

Considéré comme l'organisateur principal des soirées et déjà connu de la justice, son frère âgé de 20 ans avait écopé d'un an de prison ferme et de 500 euros d'amende. À la barre du tribunal, le fils du fondateur de cette discothèque familiale avait minimisé les événements, évoquant simplement des "réunions entre amis" ayant rassemblé selon lui "70 à 80 personnes".

Ces soirées se déroulaient cependant dans la plus grande discrétion: la vidéosurveillance avait été désactivée, les photos étaient interdites, les paiements s'effectuaient exclusivement en liquide et les véhicules étaient garés à l'abri des regards.

La cour d'appel de Grenoble l'a condamné finalement à six mois de prison ferme. Dans son arrêt rendu le 13 septembre, cité par le Dauphiné Libéré, elle considère que "c'est en connaissance de cause" que le jeune homme a rassemblé "un grand nombre de personnes jeunes désirant se divertir" dans "des conditions de proximité incompatibles avec les exigences de la loi sur l'état d'urgence sanitaire".

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La rédaction de RMC avec AFP