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Un foyer Covid-19 détecté après une retraite catholique dans l'Orne: ce que l'on sait

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En pleines vacances de la Toussaint, 200 personnes se sont rassemblées durant trois jours dans une petite commune de l'Orne.

Une affaire polémique en pleine épidémie de coronavirus: comme lors de la première vague dans le Grand-Est, un foyer de contamination a été détecté à l'issue d'un rassemblement religieux dans l'Orne, dans le petit village de La Chapelle-Montligeon: environ 200 catholiques y ont participé.

Ce pèlerinage s'est déroulé entre le 22 et 25 octobre dernier, à peu près une semaine avant le reconfinement, en pleine vacances de la Toussaint: 190 personnes se retrouvent alors au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, un petit village du Perche, près de Chartres. Une zone alors classée en zone de circulation active du virus. "Ce rassemblement était permis au moment où il s’est tenu", précise un communiqué de la préfecture de l’Orne et de l'ARS, ce vendredi.

L'évènement a duré trois jours: chacun repart ensuite chez soi à Nantes, Rennes, Angers, ou encore Brest. Les premiers cas positifs apparaissent et c'est un drame qui se dessine: selon nos confrères d'Ouest France, si le nombre précis de cas n'est pas connu, une personne aurait succombée de la maladie, une autre serait en réanimation. .

La Préfecture de l'Orne assure qu'elle n'avait pas été prévenue de ce rassemblement, tout comme l'Agence régionale de Santé ou la Caisse d'Assurance maladie qui indiquent ne pas avoir été alertées, compliquant le traçage des malades et des cas contacts. L’assurance maladie de Normandie a annoncé, ce vendredi, l’identification de "deux premiers cas Covid+ originaires d’autres régions et ayant participé à ce rassemblement", ainsi que l'identification de 35 personnes, en lien avec l’organisateur sur le territoire national.

La communauté de l'Emmanuel, organisateur du pèlerinage, et le directeur du sanctuaire, assurent de leurs côté que les gestes barrières ont été scrupuleusement respectées avec masques, gel et distanciation physique.

Anne-Sophie Balbir et Xavier Allain