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"Un million à la fin du mois, c'est toujours jouable": comment le gouvernement compte accélérer la campagne vaccinale

Accusant un retard par rapport aux autres pays du monde en termes de vaccination, l'exécutif compte accélérer la cadence.

Le gouvernement veut passer la seconde sur la vaccination. Olivier Véran a précisé ce mardi matin sur RTL qu'un affinage de la stratégie était en cours avec des prises de rendez-vous pour les plus de 75 ans et l'ouverture de la vaccination aux pompiers et aides à domicile dès ce mardi.

Sous la pression de l'opposition, qui dénonce "un scandale d'Etat", à l'image de Jean Rottner, le président Les Républicains de la Région Grand Est, le gouvernement cherche le bon tempo pour rattraper le retard accumulé sur ses voisins européens.

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"Il faut des moyens spectaculaires"

"Ca doit changer vite et fort", tonnait ce week-end Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par le Journal du Dimanche. Deux "réunions de crise" se tenaient lundi soir : une autour d'Emmanuel Macron, puis une autre avec les principaux responsables de la majorité autour du Premier ministre Jean Castex.

Alors accélérer, sans tout chambouler, l'exécutif cherche la bonne carburation. 500.000 doses seront livrées d'ici à mercredi et le gouvernement entend aussi mettre en place une carte de France du nombre de doses disponibles et du nombre de personnes déjà vaccinées.

"Un million à la fin du mois, c'est toujours jouable", estime un député macroniste. "Il faut des moyens spectaculaires", réclame un fidèle du président de la République, qui espère que la France va désormais rattraper son retard sur ses voisins européens. "Il vaut mieux se faire vacciner ici qu'en Angleterre", répond le Premier ministre Jean Castex.

Mais pas de quoi faire taire les critiques: dans le journal Le Parisien, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts de France, s'agace : "être dernière des classements, ce n'est pas la place de la France".

Paul Barcelonne (avec J.A.)