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Vers des sanctions en cas de non-port du masque dans les transports?

Le président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports a salué l'annonce du Premier ministre sur l'obligation de porter un masque dans les transports à partir du 11 mai.

C’est une des principales mesures annoncée par Edouard Philippe pour le déconfinement, le masque sera obligatoire pour tous dans les transports. Une annonce qu’attendait Bruno Gazeau, président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports. 

“C’est bien, je voulais même qu’il le soit dans l’espace public. Le masque était nécessaire pour rassurer les gens, pour se protéger et protéger les autres, donc c’était une nécessité”, indique-t-il. 

Pour que les usagers qui ne respectent cette obligation puissent être sanctionnés, il faudra qu’un arrêté qui donne compétence aux institutions des transports de verbaliser soit pris. Bruno Gazeau se dit lui “favorable” à une verbalisation des usagers. 

Réguler la demande

Selon lui le principal problème dans les transports, c’est la distanciation sociale. 

“C’est une équation très compliquée, en particulier en Île-de-France. Il faut augmenter l’offre au maximum. Ce ne sera déjà pas très facile parce qu’il y a encore des employés qui gardent leurs enfants ou qui seront en arrêt maladie. Et pour que ça tourne à 100 %, il faut que tout le monde travail”, explique-t-il. 

Il précise également qu’il faudra réguler la demande. Pour cela, il en appelle aux entreprises qui doivent continuer de permettre à leurs employés de faire du télétravail au-delà de six semaines, et sans doute jusqu’au mois de septembre. 

“Ca suppose qu’on traite le problème des horaires, qu’on les éclate pour éviter que tout le monde soit dans les transports aux heures de pointe. Et puis il faut réserver les transports à ceux qui travaillent. Ceux qui ne travaillent pas doivent s’abstenir de prendre les transports en commun ou tout du moins les prendre en heure creuse”, précise Bruno Gazeau. 
Guillaume Descours