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2040 pour en finir avec les moteurs essence et diesel: est-ce qu'on ne va pas trop vite?

Cécile Goubet, secrétaire générale de l'association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere) était l’invitée de la matinale ce lundi 3 juin. Pour elle, l’objectif de la loi mobilité d'une fin de la vente des véhicules à carburants fossiles, essence, diesel et gaz naturel d'ici 2040, est aura des effets positifs dans tous les domaines.

Plus de voitures thermiques à vendre en 2040: c’est l’objectif fixé dans le projet de loi mobilité qui arrive ce lundi à l’Assemblée. Mais une des principales craintes émises, notamment par les syndicats depuis l’annonce de cette mesure, concerne l’impact négatif qu’une telle décision pourrait avoir sur l’emploi.

Une inquiétude, qui n’a pas lieu d’être pour Cécile Goubet, secrétaire générale de l'association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere) et invitée de la matinale.

"Comme dans toutes les transitions, on sait que ça demande des mutations extrêmement importantes en terme d’emploi. Ce qu’on voit aujourd'hui au global c’est que ça crée de l’emploi avec les opérateurs de mobilité, les producteurs de bornes, les services de mobilité et toutes les offres énergétiques qui vont aller autour, tout ça ça crée de l’emploi. Au global, ça va créer des emplois dans toute la filière électrique donc c’est positif".

"90% des recharges se font à la maison ou au travail donc il faut que ce soit facile"

Un autre objectif du projet de loi mobilité concerne les infrastructures, avec la mise en place obligatoire selon les emplacements, d’un nombre de points de recharge.

"On veut que ce soit aussi simple pour une personne d’installer sa prise que de prendre son abonnement internet ou sa ligne téléphonique (…) On sait que 90% des recharges se font à la maison ou au travail donc il faut que ce soit facile pour les gens de le faire".

"On divise par 3 ou par 5 le prix du plein avec l’électrique par rapport au thermique"

Et c’est justement le faible coût de ces recharges que Cécile Goubet met en avant pour justifier l’intérêt de cette transition vers les mobilités électriques. 

"Avec l’électricité, on peut maîtriser dans une certaine mesure le prix du kilowattheure. Il a à 15 centimes en heures pleines et 12 ou 13 centimes en heures creuses. Donc on divise par 3 ou par 5 le prix du plein avec l’électrique par rapport au thermique. Il faut quand même garder ça en tête".
Caroline Petit