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Carburant: le gouvernement demande à Total un prolongement des ristournes

Dans "Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story, le ministre des Transports Clément Beaune annonce que le gouvernement demande à Total un prolongement des ristournes sur les carburants, pour compenser les jours de blocage.

La pression sur Total et les syndicats pour mettre fin aux blocages. Et une autre pression sur le groupe pétrolier pour qu'il prolonge ses ristournes sur les prix des carburants à la pompe.

"Les jours de blocage d’accès au carburant que nous sommes en train de vivre aboutiront à des prolongements des ristournes, annonce Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports, dans 'Apolline Matin' ce mardi sur RMC et RMC Story. C’est ce que nous demandons à Total. Ça devait baisser (la réduction) début novembre. On est en train de regarder avec le ministère de l’Economie et le ministère de l’Energie pour que la partie de Total se prolonge de quelques jours, parce que les Français n’ont pas pu accéder à cette ristourne."

La réduction de 20 centimes par litre, mise en place par Total au 1er septembre, doit passer à 10 centimes, à partir du 1er novembre et jusqu'à la fin de l'année. La remise gouvernementale est de 30 centimes par litre, jusqu’au 31 octobre. Elle doit évoluer au 1er novembre, baissant à 10 centimes jusqu’au 31 décembre.

"Le dialogue social a repris parce que nous avons mis la pression"

Chez Total, la grève atteint son 15e jour. Emmanuel Macron, puis Elisabeth Borne, ont mis la pression ce lundi à la direction et aux syndicats, pour trouver une issue rapide aux blocages des raffineries qui paralysent l'approvisionnement des stations-services.

"Il faut en sortir, souligne Clément Beaune sur RMC. Il y a un blocage qui ne peut plus être toléré par les Français. Le dialogue social a repris parce que nous avons mis la pression. Pour Esso, il y a eu un accord hier en fin de journée, ça devrait permettre, notamment dans l’Ouest de la France et en Normandie, qui approvisionne en partie l’Ile-de-France, de débloquer dans la journée une partie de la situation. Ça met un peu de temps pour que le déblocage se fasse. Chez Total, le dialogue social est toujours enlisé. Nous avons mis la pression sur les parties concernées pour que le dialogue social reprenne. L’essence ne s’est pas évaporée, elle est bloquée."

Et Clément Beaune prévient, lui aussi, que le gouvernement n'attendra pas longtemps avant de passer à l'action. Avec la menace de procéder à des réquisitions. "Il n’y a pas de tabou, toutes les options sont sur la table, explique-t-il. L’idée, c’est de débloquer la situation. Le dialogue social chez Esso a amélioré une partie de la situation, il devrait porter ses fruits dans les jours et les heures qui viennent. (Si ça ne débloque pas ?) Nous prendrons des mesures supplémentaires. On ne va pas laisser la France sans carburant et la situation s’enliser. Il y a un problème grave mais localisé chez Total. On ne va pas laisser pourrir la situation. S’il n’y a pas d’accord, on prendra des mesures."

LP