RMC

Les Français utilisent de plus en plus leur voiture pour aller au travail

Trois actifs sur quatre utilisent leur voiture au quotidien pour aller au travail. Un chiffre en augmentation, alors que les transports en commun perdent de la fréquentation.

Pour aller de leur domicile à leur travail, les Français utilisent de plus en plus la voiture. En moyenne, un actif français réalise un trajet de 20 kilomètres en 25 minutes pour se rendre à son travail. Pour faire ce trajet, ils sont 75% à utiliser leur voiture au quotidien selon le dernier baromètre "mobilités & entreprises" Alphabet France. Un chiffre en légère hausse par rapport à 2019 et un taux alors de 72%.

Mais attention, les Français recourent davantage aussi aux solutions de mobilité douce individuelles. Il faut y voir l’effet de la crise sanitaire, puisque l’utilisation du vélo et de la trottinette sont aussi en explosion. Les grands perdants, ce sont les transports en commun, avec 7% de fréquentation en moins sur trois ans.

42% pourraient moins utiliser leur voiture mais...

Est-ce que les Français pourraient prendre moins la voiture? Sur le papier, oui. 42% des personnes dont le lieu de travail est situé à moins d'un kilomètre de leur domicile s’y rendent en voiture, nous dit l’Insee. Mais s'ils utilisent leur voiture, c'est parce qu’ils font plein d’autres choses (déposer les enfants, à l'école, faire les courses...). C’est pour cela que deux familles sur trois disent qu’elles ne peuvent pas faire autrement que de prendre leur voiture pour aller travailler.

>>> Retrouvez le meilleur de l'éco en podcast sur le site et l'appli RMC

Pour utiliser leur voiture moins souvent, les personnes interrogées disent qu'il leur faudrait en moyenne un arrêt de bus à 8 minutes de chez eux, un arrêt de tramway à 14 minutes et une gare à 16 minutes de chez eux, selon une enquête Ipsos-Transdev. Plutôt que de faire des RER pour aller encore plus vite là ou les transports en commun existent déjà, est-ce qu’il ne serait pas plus urgent de construire une offre là où il n’y en a pas du tout?

Emmanuel Lechypre