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Philippe Martinez sur RMC: "Il y aura une réponse appropriée à cette attaque gravissime"

Le secrétaire général de la CGT était l'invité de RMC, mardi à 8h10. Il répondait aux questions d'Apolline de Malherbe.

Ils dénoncent un "passage en force" et menacent d'un "mois de grève". Quelques heures après les annonces du gouvernement pour réformer la SNCF, la CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, envisage "un mois de grève" pour "faire plier le gouvernement".

Mardi matin, avant une réunion intersyndicale pour enclencher le mouvement contre cette réforme, Philippe Martinez était l'invité de RMC.

"Il faut une réforme de la SNCF, mais pas celle-là"

Face à Apolline de Malherbe, le secrétaire général de la CGT a ainsi expliqué que "Le gouvernement veut marquer l'opinion publique, veut marquer les cheminots" avec l'utilisation des ordonnances. "Il faut une réforme, nous la demandons depuis plusieurs années, mais pas celle-là, pas de cette façon. On est au courant des difficultés que rencontrent les cheminots et les usagers. Il faut une réforme pour améliorer le service public mais pas de cette façon. Pas en écoutant une seule voix, celle d'un rapport qui a été commandé, écrit d'avance, celui de monsieur Spinetta". 

Interrogé sur la mobilisation syndicale, prévue au mois de mars, Philippe Martinez a indiqué que "c'est sous-estimer l'attachement des cheminots au service public et leur entreprise. Les cheminots souffrent tous les jours de ce qu'il se passe: les usagers qui attendent sur les quais des gares, des trains annulés, les pannes... Sur la mobilisation, ce sont les cheminots qui vont décider, il y a urgence mais il faut construire un mouvement. En tout cas, on ne peut pas laisser faire ça sans rien faire. Il y aura une réponse appropriée à cette attaque gravissime" a-t-i poursuivi.

"En quoi le statut des cheminots est-il la cause du retard des trains?"

Une réforme pourtant plutôt bien accueillie par les Français, selon un sondage Flash Harris Interactive pour RMC et Atlantico: 69% des Français indiquent être favorables à l’abandon du statut de cheminot pour les futurs salariés de la SNCF. "En quoi le statut des cheminots est-il la cause du retard des trains?" s'est-il défendu.

"Je défie le Premier ministre de me faire la démonstration que c'est à cause de ce statut qu'il y a des problèmes à la SNCF. Les droits collectifs sont justifiés. Il faudrait l'améliorer par exemple parce que les cheminots sont mal payés. C'est un service public. Ce statut c'est un lien avec les usagers, comme les fonctionnaires", a par ailleurs estimé Philippe Martinez avant de souhaiter un "retour à une seule entreprise" et d'"embaucher des cheminots". 

Xavier Allain