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Pour la première fois depuis 1990, le nombre de voitures diesel baisse

C'est une première, le nombre de voitures diesel dans le parc automobile français baisse en 2017 (-0,2%). Flambée des prix à la pompe du gazole, pollution, incitation politique, de nombreux facteurs peuvent expliquer ce chiffre.

La diesel définitivement sur la pente descendante ? Le nombre de voitures particulières diesel en France a reculé l'an dernier pour la première fois depuis 1990, selon des statistiques publiées par l'Insee. Le parc de véhicules diesel est passé à 19,855 millions en 2017, contre 19,900 millions l'année précédente, soit un recul de 0,2%.

Cette baisse historique, la première constatée depuis le début de la série de statistiques de l'Insee en 1990, peut s'expliquer par l'inquiétude croissante des conducteurs face à la flambée des prix du gazole.

Daniel Quéro, président de l'association 40 millions d'automobilistes estime que cette baisse est également due à la volonté politique de pénaliser le diesel, plus polluant que l'essence notamment au niveau des particules fines.

Un phénomène seulement urbain ?

"Quand vous entendez à longueur de journée, des communications qui vous disent, comme à Paris par exemple, qu'on ne pourra plus rouler avec du diesel dans certaines villes, il y aura un certain nombre de personnes qui vont s'orienter vers l'essence."

Malgré la hausse des taxes concernant le diesel qui font qu'il y aura désormais un relatif équilibre des prix entre l'essence et le diesel, Daniel Quéro estime que le phénomène de baisse du diesel ne concerne en revanche pas du tout la France rurale.

"C'est beaucoup moins vrai dans les zones rurales. Car là-bas, finalement, les gens roulent davantage au diesel car il conserve tout de même des avantages car il consomme 20% de moins donc ce n'est pas non plus négligeable."
Edouard Dufrasne avec J.A.