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Retards, baisse de fréquentation... les TER dans le viseur de la Cour des comptes

La Cour des comptes cherche des responsables alors que les TER sont de moins en moins fréquentés et que les dépenses augmentent.

Ils transportent chaque jour 900.000 personnes mais les TER, les trains express régionaux, sont dans le viseur d'un rapport la Cour des Comptes. En vue de l’ouverture à la concurrence en 2023, ce rapport demande une clarification des rôles des régions, de l'État et de la SNCF dans la gestion des TER.

Car les dépenses des régions ont grimpé mais la fréquentation a diminué. Depuis 2012, celles-ci ont massivement investi pour renouveler le matériel roulant. En 5 ans, elles ont dépensé un peu plus de 2 milliards d’euros, pourtant en 2016, 285 gares de TER accueillaient en moyenne moins de 3 voyageurs par jour et de nombreux trains circulaient avec moins de 10 passagers.

La cour des comptes recommande donc de limiter les coûts d'exploitation et donc le nombre d'agents. Sujet brûlant, comme l'a montré le droit de retrait des cheminots pour protester contre la présence du seul conducteur à bord d'un TER.

Le covoiturage responsable de la baisse de fréquentation ?

Le constat de la Cour des Comptes, Bruno Poncet, secrétaire général du syndicat Sud-Rail, le partage. Pour autant, il estime que l'on demande encore aux consommateurs de payer plus et juge la suppression de lignes inefficace.

"Si vous n’avez pas de politique d’incitation à prendre les transports en commun et de mise en place d'une offre riche et variée, oui forcement, vous n'aurez personne dedans et cela vous coûtera de plus en plus cher de faire rouler des trains", assure-t-il sur RMC.

Si la concurrence des nouveaux modes de transport comme le covoiturage peut expliquer cette baisse de fréquentation, le rapport de la Cour des Comptes pointe tout de même du doigt la responsabilité de SNCF Réseau. 

Margaux Bédé (avec Guillaume Dussourt)