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Comment la France va tenter de (mieux) lutter contre les cyber-attaques

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Le nombre d'attaques visant institutions et entreprises se multiplie ces dernières années.

Des hôpitaux français en pleine crise sanitaire, des groupes de presse comme Ouest France ou M6, et même en février dernier le ministère de la Justice... Beaucoup de nos organisations et institutions sont visées ces derniers mois par des cyber-attaques, qui peuvent paralyser l'activité pendant plusieurs heures et avoir de graves conséquences.

Pour prévenir ces risques d'attaques informatiques, un réseau de lutte contre la cyber-menace a été officiellement inauguré hier à Nîmes. L'objectif est de doter la police d'un réseau de référents cyber-menace sur l'ensemble du territoire. Ils seront chargés de sensibiliser les entreprises et organisations aux risques liés à la cybercriminalité. 

Entre 2019 et 2020, le nombre d’attaques par rançon logiciel en France a été multiplié par 4 

Un réseau qui sera opérationnel dès la fin du mois. Car s'’il y a une délinquance que la crise sanitaire n’a pas affectée, c’est bien la cybercriminalité. Et les cybercriminels se sont trouvé une arme favorite : le rançon-logiciel. Le principe est connu, une fois introduit dans le réseau informatique d’une entreprise ou institution, le pirate bloque toutes les données et demande une rançon.

Entre 2019 et 2020, le nombre d’attaques par rançon logiciel en France a été multiplié par 4 selon le rapport annuel de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) qui dépend du ministère de l’Intérieur. Les cibles privilégiées sont: les collectivités territoriales, les établissements de santé et aussi l’industrie.

Mais parfois, ce sont les petites entreprises qui en font les frais. Et pour les défendre, la police termine de déployer un réseau de référents cyber-menaces. Des professionnels volontaires pour couvrir l’ensemble du territoire, aller à la rencontre des entreprises et les former à éviter les cyber-attaques. En 2020, 1.470 plaintes pour attaques ont été enregistrées.

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Maxime Brandstaetter (avec J.A.)