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Vive la France! "Les gens ont besoin de fraternité et de simplicité"

Tout l'été, RMC part à la rencontre de ces initiatives positives qui changent la vie. Accueil, rencontres et entraide, c’est ce que proposent les Petites Cantines, concept de cuisine collaborative ouvert à tous. Réunissant des personnes d’âges, de professions et de milieux très différents, les Petites Cantines font un carton dans l’agglomération lyonnaise. RMC est partie à leur rencontre

Réunir les personnes qui se sentent seules, peu importe leur âge, leur profession et leur milieu social, c’est l’objectif des Petites Cantines, concept de repas collaboratifs dans l’agglomération lyonnaise. L’idée fait un carton, et les gens sont au rendez-vous. RMC est partie découvrir cette initiative qui devrait même gagner de nombreuses villes en France.

Une matinée de cuisine aux Petits Cantines commence toujours avec un café et la présentation du menu du jour par Juliette, la maîtresse de maison. "Dans cette salade tchèque, on va mettre des pommes de terre, des harengs fumés, des petites crevettes, des oignons frais et en dessert on fera une mousse d’abricot avec du fromage blanc", lance-t-elle aux présents. Ce jour-là, une dizaine de petites mains se mettent aux fourneaux pour une trentaine de couverts: épluchage, découpage cuisson des légumes bio et cultivés localement, cela permet d’engager la conversation.

"Ici, j’ai réappris à aimer cuisiner"

A l’autre bout de la cantine, Laetitia s’occupe des légumes. Après avoir travaillé dans plusieurs restaurants lyonnais, elle reprend goût à son métier, après avoir fait un burn-out. "Ici, j’ai réappris à aimer cuisiner. Je cuisine pour n’importe quel public".

Un tiers des personnes qui cuisinent aux Petites Cantines sont en situation de précarité professionnelle. C’est le cas d’Alban, 18 ans. "Ça me laisse le temps de chercher à côté pour la suite et je trouverai certainement mon prochain patron ici. C’est mon Pôle emploi en plus efficace".

"Les gens ont besoin de fraternité"

A l’heure du déjeuner, la cantine change de physionomie: place aux couverts. Des salariés, des SDF, des chefs d’entreprise, tout le monde a sa place. Sandrine est conquise. "J’ai bien l’intention de revenir. Pouvoir manger de bons légumes frais et des produits cuisinés maison, c’est quand même agréable. Je ferai connaitre le lieu à des collègues".

Et le concept séduit, d’autres implantations sont prévues, selon Diane Dupré la Tour, la fondatrice des petites cantines. "On est en train d’étudier l’implantation de plusieurs nouvelles Petites Cantines, à la fois dans l’agglomération lyonnaise et dans d’autres villes de France. Les gens ont un besoin de fraternité, de simplicité, d’accessibilité et de relations de qualité." Lille, Dijon, Strasbourg ou encore Nantes sont intéressées pour installer prochainement des Petites Cantines.