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Insalubrité des villes: "les pouvoirs publics ont fait des efforts, mais c’est souvent un problème citoyen"

Paris cherche à gommer son image de ville sale avec le recrutement de 100 agents supplémentaires. Un problème d’insalubrité partagé avec d’autres grandes villes françaises et qui dépend souvent du citoyen selon Didier Arino, spécialiste du tourisme.

Déjections, papiers, poubelles, mégots, détritus alimentaires, canettes… Il est parfois préférable de ne pas baisser la tête lorsque l’on visite une ville française. Les incivilités concernant la propreté sont légions, malgré les efforts des pouvoirs publics pour tenir propre les trottoirs. Pour Didier Arino, spécialiste du tourisme et invité de 100% Bachelot, les Français ne font pas d’effort.

"Dans l’amélioration et dans la volonté de rendre plus propre nos villes, les pouvoirs publics ont fait des efforts mais les problèmes d’incivilités viennent souvent du citoyen. A Paris sur les poubelles, il y a de quoi éteindre ses mégots et pourtant les gens les jettent par terre. Tous ces comportements mettent en évidence que c’est aux Français de faire des efforts. D’ailleurs on le voit dans des villes qui sont devenues des villes propres".

En effet, selon le spécialiste du tourisme, la situation a évolué positivement depuis 30 ans. "Je pense notamment à une ville comme Bordeaux, où le centre-ville est devenu très propre parce qu’on a la volonté de le préserver et de le valoriser. Dès qu’on sort de ce centre-ville, on constate, dans les quartiers chics, bon nombres d’excréments, de déjections canines, et de gens qui ne font pas du tout attention. Pourtant ils sont censés être bien élevés, censés être intégrés à la société. En réalité, ils ont un comportement tout à fait déplorable".

"Une amélioration considérable"

"Si on regarde nos villes, et ce qu’elles étaient il y a 30 ans, on peut dire qu’il y a une amélioration considérable au niveau de la propreté, et au niveau de la diminution de la pollution. D’ailleurs, heureusement pour nous puisque quand on regarde la compétitivité du tourisme français, nous avons perdu des parts de marché. On voit également que les villes de province se sont mises au tourisme et sont de plus en plus attractives".

100% Bachelot avec A. B