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Températures négatives sur la France : pourquoi ne peut-on pas parler de vague de froid pour autant

Même si les températures sont négatives sur les deux tiers du territoire, il ne s'agit pas d'une vague de froid. Explications par François Gourand, de chez Météo France.

Selon François Gourant, météorologue à Météo France, rien d'exceptionnel à cela. "Les températures négatives, à fortiori un mois de décembre, c'est des situations classiques et normales.

Une vague de froid, ça correspond à une situation anormalement froide où les températures sont massivement très négatives, la nuit comme en journée.

Ce matin, on a des gelées quasiment généralisées, avec plus de trois quarts du pays concerné. Les températures vont rester très faiblement positives sur le nord du pays, un peu plus positives sur le sud, mais il manque quelques degrés pour parler de "vague de froid". Même si on n'en est pas très loin."

Encore plus froid dans les jours à venir

La semaine prochaine, le froid va s'accentuer et se généraliser, avec de la neige en plaine, selon les prévisions de Météo France. "On est dans un premier pic de froid, sous l'influence des dépressions qui arrivent de l'Atlantique qui vont apporter de l'humidité. En arrivant sur le pays avec tout cet air froid, effectivement, cela peut donner des perturbations neigeuses, des pluies verglaçantes par moments, mais aussi faire remonter un peu les températures en milieu de semaine sur le sud, moins sur le nord. Par contre, le froid va se réintensifier en fin de semaine. Le week-end prochain, il fera à nouveau bien froid", a expliqué le spécialiste ce matin sur RMC.

Le mois de décembre le plus froid depuis 2010 ?

Il faut aussi savoir que Météo France prévoit possiblement un mois de décembre le plus froid enregistré depuis 2010. "On n'a pas encore complètement statué là-dessus, mais vu ce début de mois constamment dans les températures froides, décembre pourrait être un de ceux les plus froids de ces dernières années, peut-être en remontant à 2010. Mais attention : il y a peu de visibilité sur la deuxième partie du mois, notamment vers la fin. Il faut rester prudent", tempère François Gourand.

Pierre Bonneyrat avec AFP