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Accueil des réfugiés: Zohra Bitan regrette que l'on demande aux Français de "pallier des politiques inefficaces"

Dans son rapport sur l'accueil des immigrés, le député LaREM Aurélien Taché propose un crédit d'impôt pour les Français qui hébergeraient un réfugié chez eux. La grande gueule Zohra Bitan regrette ce mardi que l'on demande encore aux citoyens de pallier les insuffisances des politiques publiques.

72 mesures pour améliorer l'intégration des étrangers en France... Le député LREM Aurélien Taché a présenté son rapport sur l'intégration lundi au Premier ministre, Edouard Philippe. Un volet plus humaniste pour équilibrer le projet de loi Asile et immigration, présentée demain mercredi en conseil des ministres. Le député souhaite notamment revoir le parcours des 130.000 personnes qui s'installent en France. Il propose de rétablir la prime de 1.000 euros versée aux communes proposant un logement, et de "créer un crédit d'impôt solidarité" pour les foyers hébergeant gratuitement l'un de ces étrangers.

"Tout ce qui peut rendre les Français généreux, cela fait la grandeur de la France", a d'abord réagi la grande gueule Zohra Bitan. "Mais ce qui me gêne c'est qu'à côté de ça, depuis des années, nous ne répondons pas aux 9 millions d'enfants pauvres, nous ne répondons pas à la crise du logement, au sentiment de déclassement des gens. Cela pose un problème d'équilibre et de réception d'un acte de générosité. On ne peut être généreux, solidaires, que quand on est bien", a-t-elle ajouté.

"On ne peut être généreux, solidaires, que quand on est bien"

Zohra Bitan se dit un peu gênée par ce nouvel effort demandé aux Français pour pallier, selon elle, les manques des politiques publiques. "Les associations nourrissent les pauvres via les Restos du Cœur, il y a les maraudes pour les SDF, il y a un million d'associations et plus de 3 millions de bénévoles… jusqu'à quand les Français vont devoir pallier des politiques qui ne sont pas efficaces. Je ne veux pas opposer de la pauvreté à d'autres pauvretés, mais imaginer des gens qui sont depuis des années dans des situations de souffrance absolue, et pour qui il n'y a pas de plan…".

P. G. avec les GG