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Action de Greenpeace à la Tour Eiffel: "c'est terrifiant, ils auraient pu avoir des ceintures d'explosifs"

Le déploiement d'une banderole contre le Front national par des militants de Greenpeace sur la tour Eiffel révèle des "dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité du monument" à un moment où la menace jihadiste reste très élevée, a déclaré vendredi la préfecture de police de Paris. Des failles critiquées par la Grande Gueule Marie-Anne Soubré.

Des militants de Greenpeace ont déployé vendredi matin une banderole contre le Front national sur la tour Eiffel, affichant la devise "Liberté Egalité Fraternité". Cette action menée à deux jours du deuxième tour de la présidentielle vise à "mettre en garde contre le projet de Marine le Pen et ce qu'il représente comme risques pour les associations et au-delà", a déclaré à la presse Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France. Mais le déploiement de cette banderole révèle surtout des "dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité du monument" à un moment où la menace jihadiste reste très élevée, indique de son côté la préfecture de police de Paris.

Des dysfonctionnements pointés du doigt aussi par Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, qui a jugé sur Twitter que "les failles du dispositif de sécurité sur la Tour Eiffel sont terrifiantes. Le monument le plus exposé n'est pas protégé".

"Je suis d'accord avec lui. Il a absolument raison, a indiqué ce vendredi Marie-Anne Soubré dans les Grandes Gueules. Ce sont les méthodes habituelles de Greenpeace, ils agissent aussi comme ça pour entrer dans les centrales nucléaires, et comme à chaque fois, j'ai la même réaction de terreur".

"Inimaginable de se dire qu'ils ont réussi à faire cela"

"C'est terrifiant de se dire qu'ils arrivent à grimper dans les centrales et ça l'est tout autant de constater qu'ils arrivent à monter sur la Tour Eiffel, dont on sait qu'il s'agit d'un des grands symboles de la France et de Paris, poursuit-elle. C'est inimaginable de se dire qu'ils ont réussi à faire cela." Marie-Anne Soubré critique aussi le but de cette action coup de poing: "Ce n'est pas parce qu'ils ont raison de prôner la liberté, l'égalité et la fraternité qu'ils ont raison de montrer au monde entier qu'il y a des failles".

"Les terroristes n'avaient peut-être pas penser à essayer (de s'en prendre à la Tour Eiffel). Désormais, ils vont se dire 'Ils l'ont fait, on peut le faire'. Ils savent maintenant que c'est possible, estime encore la Grande Gueule. (…) Les militants Greenpeace auraient pu monter avec des ceintures d'explosifs. Ils n'ont jamais été contrôlés! Ils sont montés, ont pu déployer leur banderole sans que personne ne les interpelle. S'ils avaient été vus, ils auraient été arrêtés parce que personne ne les aurait laissé monter. Cela veut donc dire qu'ils n'ont pas été vus, et c'est bien ça le pire".

M.R avec Les Grandes Gueules